
Report. In Gharb-Loukkos, the strawberry is losing ground
8 mai 2026It is an investor’s logic — rather than a farmer’s — that has shaped the red‑fruit sector in the Gharb‑Loukkos plain since the 1990s. National and foreign capital, packaging stations meeting European standards, contracts with major global retailers, a skilled workforce, and strict quality discipline: strawberries, the founding crop, were the first to impose this model across the region. Today, that same logic is replacing them with other crops, as the equation changes — rising labor costs, a declining water table, and international price competition. Blueberries, raspberries, blackberries, and avocados now offer the solutions that strawberries can no longer provide. The floods of 2026 merely hastened what arithmetic had already decided. On‑site observation.

Reportage. Dans le Gharb-Loukkos, la fraise perd du terrain
7 mai 2026C’est une logique d’investisseur, davantage que de paysan, qui a construit la filière des fruits rouges dans la plaine du Gharb-Loukkos depuis les années 1990. Apport de capitaux nationaux et étrangers, stations de conditionnement aux normes européennes, contrats avec les grandes enseignes mondiales, main-d’œuvre de plus en plus experte, discipline de qualité... La fraise, culture fondatrice, a été la première à imposer ce modèle à toute une région. C’est cette même logique qui, aujourd’hui, la remplace par d’autres cultures, face à une équation qui a changé de nature : coût de la main-d’œuvre en hausse, nappe phréatique en recul, concurrence internationale sur les prix. Myrtille, framboise, mûre et avocat offrent désormais les réponses que la fraise ne peut plus apporter. Les inondations de 2026 ont précipité ce que l’arithmétique avait déjà tranché. Constat sur place.

Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
26 avril 2026Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.

Dette hybride. Au-delà de la levée, le modèle et les contraintes d’OCP
19 avril 2026Derrière le succès de son émission obligataire hybride d’avril 2026, le groupe OCP révèle une équation financière complexe. Entre montée de la fiscalité, politique de dividendes, investissements massifs dans la transition verte et dans des activités hors cœur de métier, le champion des phosphates doit désormais arbitrer dans un environnement compliqué.

OCP prépare une émission obligataire hybride en dollars, une première dans sa structure de dette
14 avril 2026Le groupe OCP se tourne vers les marchés internationaux des capitaux avec une émission structurée en hybride. En recourant à un instrument à mi-chemin entre dette et quasi-fonds propres, le groupe cherche à mobiliser des ressources sans dégrader son profil d’endettement, ni accentuer la pression sur la signature souveraine. Décryptage.

Guerre en Iran. Les effets économiques de la guerre encore sous-estimés ?
12 avril 2026Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a momentanément apaisé les marchés, mais il ne met pas fin au choc économique déclenché par la guerre. Derrière l’accalmie précaire, les déséquilibres s’installent durablement, entre inflation, désorganisation des chaînes de valeur et pression accrue sur les finances publiques. Pour le Maroc, exposé à la fois aux hydrocarbures importés, à la demande européenne et aux flux extérieurs, le conflit risque d’avoir des effets qui s’inscrivent dans la durée.

La dynamique du crédit encore portée par le secteur public
2 avril 2026Le tableau de bord mensuel de Bank Al-Maghrib pour février 2026 affiche une progression du crédit bancaire de 8,3%, soit 93,9 milliards de dirhams supplémentaires en un an. Un agrégat rassurant en surface, mais dont la décomposition révèle la confirmation d’une recomposition structurelle profonde. En effet, depuis 2022, le secteur public et les agents financiers captent l'essentiel de la dynamique bancaire, pendant que le tissu productif privé s'efface progressivement du paysage du crédit. Analyse.

ONEE : le “grand choc” à une dizaine de milliards de la guerre au Moyen-Orient
27 mars 2026Exposé aux marchés internationaux via ses contrats d’approvisionnement, l’opérateur public encaisse de plein fouet la hausse des combustibles et de l’électricité importée. Selon nos estimations, si la guerre se prolonge, la facture pourrait s’alourdir de 10 à 12 milliards de dirhams en 2026, dans un contexte de tarifs inchangés depuis plus d’une décennie. Décryptage.

Hydrocarbons: Why Morocco Fails to Meet Strategic Stock Minimum
18 mars 2026Sixty days. That is the legal threshold for hydrocarbon security stocks Morocco has never met since adopting its energy strategy in 2009. Fifteen years, two laws, dozens of announcements, and several crises later, the national average has hovered around 30 days or less. A systemic failure laid bare at a time when Platts prices soar past $1,100.

Hydrocarbures. Pourquoi le Maroc n’atteint pas le stock stratégique minimal
14 mars 2026Soixante jours. C'est le seuil légal de stocks de sécurité en hydrocarbures que le Maroc n'a jamais respecté depuis l'adoption de sa stratégie énergétique en 2009. Quinze ans, deux lois, des dizaines d'annonces et plusieurs crises plus tard, la moyenne nationale stagne à 30 jours ou en dessous. Analyse d’une défaillance systémique à l'heure où les cours du Platts s'envolent à plus de 1.100 dollars.

Marché des créances en souffrance. modernisation bancaire ou transfert de risque ?
26 février 2026Présenté comme un outil d’assainissement pour purger 134,6 milliards de dirhams de créances douteuses, le projet de loi 02-26 simplifie radicalement la cession des dettes et automatise le transfert des garanties. En l’absence de cadre normatif sur la valorisation de créances en souffrance et face à un taux de recouvrement limité à environ 30 %, la réforme interroge sur sa capacité à réduire le risque bancaire sans le déplacer vers d’autres segments du système financier.

Rapport de la concurrence. Surcapacité, surmarges, surcoûts, les angles morts du boom des chantiers d’infrastructure (3/3)
22 février 2026Les derniers avis du conseil de la concurrence sur les matériaux de construction ouvrent la voie à l’estimation des surcouts financier et économique payés par le pays dans sa course à la modernisation de son infrastructure. Une captation de valeur qui ne profite pas forcément à la dynamique économique sur le long terme. Analyse.
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