Wall Street: l'indice élargi S and P 500 dépasse les 1.900 points
Wall Street montait mardi matin malgré des indicateurs mitigés, permettant à l'indice élargi Standard & Poor's 500 de se propulser au-dessus du seuil psychologique des 1.900 points pour la première fois de son histoire.
Vers 14H35 GMT, l'indice S&P 500, très suivi par les investisseurs professionnels, s'appréciait de 0,23%, soit 5,41 points, à 1.902,06 points.
Il avait battu la veille un nouveau record historique en clôture, à 1.896,65 points, tout comme le Dow Jones Industrial Average, autre valeur vedette de la Bourse de New York, qui avait grimpé jusqu'à 16.695,47 points.
Le Dow Jones s'adjugeait 38,81 points, à 16.734,28 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 10,95 points à 4.154,81 points.
Qu'importent l'Ukraine, les inquiétudes sur le ralentissement chinois et les soupçons de survalorisation de certains grands noms du Nasdaq, "le marché trouve toujours un moyen de dépasser ses peurs, et c'est ce qu'il est en train de faire à l'instant", a commenté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.
Forte des sommets atteints la veille, la place new-yorkaise poursuivait ainsi sa course vers les sommets, en dépit d'indicateurs mitigés mardi.
Dans le secteur très surveillé de la consommation américaine, les ventes au détail n'ont augmenté en avril que de 0,1% par rapport à mars, contre une progression de 0,3% attendue en moyenne par les analystes. Les ventes du mois précédent ont toutefois été révisées en hausse à 1,5% au lieu de 1,1% initialement estimé.
L'optimisme était cependant de mise au sein des petites entreprises, l'indice publié par la Fédération nationale des entreprises indépendantes (National Federation of Independent Businesses) atteignant en mai 95,2, un plus haut depuis 2007.
Les prix des produits importés aux Etats-Unis ont eux accusé une baisse en avril après quatre mois de hausse. Sans les prix du secteur énergétique, les prix à l'importation étaient toutefois stables.
Les stocks des entreprises manufacturières et de distribution aux Etats-Unis ont augmenté conformément aux attentes des analystes en mars.
Du côté de la zone euro, les opérateurs prenaient aussi acte de la très nette dégradation du moral des investisseurs en Allemagne en mai, mesuré par le baromètre mensuel ZEW, même si les analystes n'y voyaient pas de menace pour la croissance.
- Google garde le moral -
Sur le front des entreprises, l'action (classe C) du géant internet Google, débouté mardi par la Cour de Justice européenne dans une affaire de droit à l'oubli numérique, s'appréciait toutefois de 0,68% à 533,50 dollars.
Le géant des boissons non gazeuses Coca-Cola, qui a porté à 16% sa part dans le fabricant des machines à boissons et capsules Keurig Green Mountain, s'appréciait de 0,93% à 41,20 dollars.
Sous pression des parlementaires britanniques, le groupe pharmaceutique Pfizer, qui n'exclut pas de réviser son offre et a reconnu mardi qu'il supprimerait des emplois et baisserait le budget de recherche s'il parvenait à racheter le britannique AstraZeneca, s'appréciait de 0,27% à 29,21 dollars.
Le groupe de télécommunications AT&T, qui est prêt à mettre jusqu'à 50 milliards de dollars, en numéraire et en actions, pour prendre le contrôle de l'opérateur de télévision par satellite DirecTV (+1,40% à 88,38 dollars), selon le Wall Street Journal, reculait de 1,53% à 36,01 dollars.
Le géant américain de cosmétiques Elizabeth Arden plongeait de son côté de 17,40% à 29,43 dollars, sanctionné par le marché pour des résultats trimestriels nettement en-deçà des attentes.
Malgré les records du marché des actions, le marché obligataire, jugé plus sûr et moins risqué, gardait la cote et affichait une progression. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,625% contre 2,656% lundi et celui à 30 ans à 3,459% contre 3,492% à la précédente clôture.
NasdaqNyse