Wall Street baisse légèrement, prudente à l'orée du week-end
Wall Street évoluait tout juste au-dessous de l'équilibre vendredi en mi-séance, prudente avant le week-end en pleine recrudescence des violences en Ukraine, et après un chiffre plus bas que prévu sur l'inflation chinoise: le Dow Jones lâchait 0,01% et le Nasdaq 0,08%.
Vers 16H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average cédait 1,92 point à 16.549,05 points et le Nasdaq, à dominante technologique, se repliait de 3,33 points à 4.048,17 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 abandonnait 0,16% ou 2,93 points, à 1.872,70 points.
En baisse dès l'ouverture, les indices new-yorkais se rapprochaient légèrement de l'équilibre, mais restaient confinés à une fourchette d'évolution limitée.
"Personne n'a envie de jouer au héros avant le week-end", a expliqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, "en pleine craintes sur la situation en Ukraine et sur les pressions déflationnistes".
Outre l'économie européenne, qui inquiétait toujours malgré le statu quo monétaire décidé jeudi par la Banque centrale européenne (BCE), la Chine accentuait également la nervosité du marché.
La hausse des prix à la consommation, principale jauge de l'inflation en Chine, a connu un net ralentissement en avril, à 1,8% sur un an, ce qui alimentait les craintes de tensions déflationnistes au sein de la deuxième économie mondiale.
Sur le plan des fusions-acquisitions, le marché prenait aussi acte de l'abandon par les deux géants de la publicité, le français Publicis et l'américain Omnicom, de leur projet de fusion. Cette nouvelle n'émouvait pas les investisseurs outre-mesure: Omnicom grignotait 0,02% à 66,21 dollars et, à la Bourse de Paris, Publicis a reculé de 0,81% à 60,20 euros.
"Les tensions géopolitiques continuent de tenir le haut du pavé", ont remarqué quant à eux les analystes de la maison de courtage Charles Schwab, en référence à la crise ukrainienne.
Le président russe Vladimir Poutine a suscité le courroux du gouvernement de Kiev en se rendant vendredi en Crimée pour une nouvelle démonstration de force, alors que l'Ukraine s'enfonce dans la violence avec plus de 20 morts dans des affrontements à Marioupol (sud-est).
Les insurgés pro-russes ukrainiens ont, quant à eux, décidé de maintenir pour le 11 mai leur référendum d'indépendance, qualifié de "référendum terroriste" par Kiev, ignorant un appel du président russe à le reporter.
- Ralph Lauren déçoit -
Du côté des résultats d'entreprises, les opérateurs prenaient acte "des prévisions décevantes" de l'un des grands noms du prêt-à-porter américains, Ralph Lauren, mais de la performance "encourageante" du géant américain de l'habillement Gap, a relevé Patrick O'Hare, de Briefing.com. Le premier abandonnait 3,54% à 146,61 dollars tandis que le second s'adjugeait 3,95% à 40,79 dollars.
Le groupe américain de médias CBS reculait de 3,53% à 56,96 dollars, malgré des résultats trimestriels globalement conformes aux attentes des analystes.
Battant à l'inverse les prévisions du marché, du côté de son chiffre d'affaires comme de ses bénéfices, le groupe d'hôtellerie de luxe Hilton, qui s'est également montré optimiste pour l'année en cours, s'appréciait de 2,87% à 23,29 dollars.
Le fabricant américain de microprocesseurs Nvidia se repliait de 3,31% à 17,89 dollars, malgré une performance financière conforme aux attentes et des prévisions "sans rien de dramatique", selon les analystes de Raymond James.
Le géant de l'informatique Apple, qui serait, selon la presse américaine, en passe de racheter pour 3,2 milliards de dollars le californien Beats Electronics, qui fabrique notamment les écouteurs stéréo du rappeur Dr. Dre, reculait de 0,94% à 582,47 dollars.
Le marché obligataire reculait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans progressait à 2,618% contre 2,602% jeudi et celui à 30 ans à 3,449% contre 3,415% à la précédente clôture.
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