Wall Street avance timidement, après un bon chiffre sur l'emploi américain
Wall Street évoluait en légère hausse jeudi matin, aidée par un bon indicateur américain et surveillant une nouvelle intervention de la patronne de la Réserve fédérale américaine (Fed): le Dow Jones prenait 0,32% et le Nasdaq 0,72%.
Vers 14H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average avançait de 52,43 points à 16.579,97 points et le Nasdaq, à dominante technologique, repartait dans le vert, après de nettes pertes récemment, s'appréciant de 29,41 points à 4.097,08 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'adjugeait 0,40% ou 5,04 points, à 1.885,68 points.
La Bourse de New York avait fini sans direction mercredi, les secteurs traditionnels de la cote bénéficiant du ton accommodant de la Fed tandis que le Nasdaq avait de nouveau pâti de doutes sur la valorisation de certains de ses titres.
Le Dow Jones Industrial Average s'était apprécié de 0,72%, à 16.518,54 points, mais l'indice technologique avait reculé de 0,32%, à 4.067,67 points.
La place new-yorkaise était soutenue en début de séance par un recul plus important que prévu des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis pour la semaine achevée le 3 mai, une bonne nouvelle pour le marché de l'emploi du pays.
Les investisseurs guettaient aussi les commentaires de la présidente de la banque centrale américaine, Janet Yellen, qui intervenait jeudi matin, pour une deuxième journée consécutive, devant des élus du Congrès américain.
Ils digéraient aussi une nouvelle salve de résultats d'entreprises, ont relevé les experts de Wells Fargo.
Les opérateurs "soupèsent également la décision de la BCE et de la Banque d'Angleterre de maintenir le statu quo", ont noté les analystes de Charles Schwab.
Ils surveillaient enfin l'Ukraine alors que le scénario de désescalade dans la crise proposé mercredi par le président russe Vladimir Poutine a été qualifié jeudi de moquerie par Kiev. M. Poutine a enjoint les insurgés pro-russes du pays à reporter un référendum prévu dimanche sur leur indépendance, mais les intéressés ont décidé d'ignorer cet appel. Kiev a par ailleurs annoncé la "poursuite" de son opération militaire dans l'Est.
- Tesla s'enfonce -
Les publications trimestrielles de l'opérateur satellitaire américain Dish Network (-0,64% à 62,26 dollars) et du fabricant automobile de véhicules de luxe électrique Tesla Motors ont notamment déçu. Le constructeur, qui s'est enfoncé dans le rouge au premier trimestre, plombé par l'explosion de ses dépenses, notamment de recherche-développement, glissait de 4,71% à 191,86 dollars, limitant un peu ses pertes après un début de séance en chute de plus de 9%.
21st Century Fox, qui regroupe les activités audiovisuelles du magnat des médias Rupert Murdoch, a fait mieux que prévu sur les trois premiers mois de 2014, portée par ses chaînes de télévision. Son titre grimpait de 6,51% à 34,21 dollars.
Le voyagiste en ligne à bas prix Priceline, qui a satisfait les attentes de Wall Street au premier trimestre, s'appréciait de 0,89% à 1.141,81 dollars.
Le groupe automobile américain Ford, qui a annoncé le rachat de 1,8 milliard de dollars de ses propres actions, s'appréciait de 2,59% à 15,86 dollars.
Le laboratoire pharmaceutique Pfizer s'appréciait de 1,03% à 29,32 dollars, tandis que des rumeurs bruissaient à Wall Street sur un nouveau relèvement de son offre de rachat sur AstraZeneca.
Le marché obligataire évoluait sans direction. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans progressait à 2,614% contre 2,590% mercredi mais celui à 30 ans reculait à 3,398% contre 3,403% à la précédente clôture.
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