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Ukraine: des experts néerlandais sur le site où s'est écrasé le Boeing malaisien

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Le 11 novembre 2014 à 12h46

Des experts néerlandais se sont rendus mardi sur le site de la chute en juillet du Boeing malaisien dans l'est rebelle de l'Ukraine, où les craintes d'une guerre à grande échelle se renforcent.

Sur le plan diplomatique, la situation explosive en Ukraine a été abordée par le président américain Barack Obama qui a rencontré à Pékin son homologue russe Vladimir Poutine, a annoncé la Maison Blanche.

Les deux présidents se sont entretenus "à trois occasions durant la journée", de l'Ukraine, de l'Iran et de la Syrie, selon la Maison Blanche, qui s'est déclarée "profondément troublée par les actes de la Russie" en Ukraine.

Moscou est accusé d'avoir à nouveau envoyé des chars et pièces d'artillerie aux rebelles prorusses dans l'est séparatiste de son pays voisin, où un conflit armé a déjà fait plus de 4.000 morts depuis début avril.

Dans le territoire sous contrôle rebelle de la région de Donetsk, une douzaine d'experts néerlandais sont arrivés mardi sur un champ près du village de Grabové où les débris du vol MH17 sont tombés, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Le Boeing de la Malaysia Airlines, qui avait décollé d'Amsterdam-Schiphol pour rallier Kuala Lumpur, s'est disloqué en vol le 17 juillet à 13H20 GMT et les 298 personnes se trouvant à bord, dont deux-tiers de Néerlandais et 38 Australiens, sont morts.

Accompagnés de rebelles, les experts ont examiné le site où s'est écrasé l'avion et ont installé des signes y interdisant l'accès.

Contrairement à l'annonce faite la veille par des rebelles, la récupération des débris de l'avion n'était toutefois pas attendue mardi: aucune grue ou autre équipement nécessaire pour retirer de gros objets n'était visible sur les lieux, selon les journalistes de l'AFP.

- Pas d''accord de travail' -

"Nous espérons que l'évacuation des débris pourra débuter aussi vite que possible, mais cela dépend de la situation sur place, c'est-à-dire de la sécurité, du temps qu'il fait", a indiqué à l'AFP Wim van der Wegen, porte-parole du Bureau d'enquête néerlandais pour la sécurité (OVV), chargé de l'enquête.

Le chef de la mission néerlandaise Pieter-Jaap Aalbersberg, interrogé par téléphone par la télévision publique néerlandaise, a évoqué de son côté l'absence d'"accord de travail" sur place.

"En ce moment, l'OSCE et les représentants sur place n'ont pas encore trouvé d'accord de travail", a-t-il dit. "La priorité va à certains endroits où nous cherchons encore des restes humains. Nous nous attendons à retrouver d'autres restes humains, et c'est ce que nous poursuivons aujourd'hui", a ajouté M. Aalbersberg.

Quatre mois après la catastrophe, le champ proche de Grabové est toujours jonché de fragments de l'avion et d'objets personnels, parmi lesquels on pouvait voir une grande partie d'une aile, un morceau de fuselage long d'environ trois mètres, un gilet de sauvetage jaune ou encore les reliques d'un sac féminin, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Devant la presse, un habitant local a transmis aux experts un permis de conduire d’une victime, délivré aux Pays-Bas.

- Situation explosive -

La tragédie du vol MH17 a choqué l'opinion occidentale, qui a mis en cause Vladimir Poutine, et entraîné de lourdes sanctions économiques américaines et européennes contre la Russie même si la lumière n'est toujours pas faite sur les causes exactes de la chute.

Kiev et les Etats-Unis affirment que l'avion a été abattu par un missile fourni aux séparatistes par la Russie alors que Moscou pointe du doigt les forces ukrainiennes.

Dans la zone de combats, la situation restait explosive mardi. La convergence de matériels militaires lourds vers Donetsk faisait craindre la reprise d'une guerre totale, deux mois après la signature d'un cessez-le-feu aujourd'hui très peu respecté.

Alors que l'Ukraine dénonce depuis vendredi l'entrée sur son territoire de chars et pièces d'artillerie depuis la Russie, l'Union européenne a demandé dimanche soir à Moscou de "retirer d'Ukraine toutes troupes, armes et tous équipements sous son contrôle" et d'empêcher l'arrivée de nouveaux renforts en Ukraine.

Mardi, "la situation demeure compliquée", a indiqué un porte-parole militaire ukrainien Andriï Lyssenko, faisant état de cinq nouveaux morts et dix blessés dans les rangs de l'armée ukrainienne en 24 heures.

Ces morts portent à 1.052 personnes les pertes totales de l'armée depuis le début des hostilités en avril, selon M. Lyssenko.

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Le 11 novembre 2014 à 12h46

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