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Loi El Khomri: seuls 5 syndicats signent un texte commun

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Le 3 mars 2016 à 13h51

Seuls cinq syndicats, dont la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, ont signé jeudi un texte commun pour réclamer que le projet de loi El Khomri soit "impérativement modifié en profondeur", en émettant des propositions.

Jeudi matin, la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, FO, FSU, Solidaires, l'Unsa, l'Unef, la Fage (étudiants) et l'UNL (lycéens) s'étaient réunis au siège de l'Unsa, à Bagnolet (est de Paris) pour tenter de se mettre d'accord sur les modifications à réclamer au gouvernement sur le projet de réforme du droit du travail.

projet Ce projet de loi "ne doit pas être seulement ajusté, mais impérativement modifié en profondeur, afin de le rééquilibrer en faveur des salariés", indique le texte signé à l'issue de la réunion de près de quatre heures par les syndicats dits "réformistes" (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa), ainsi que la Fage.

"Le texte n'est pas signable. Il est trop flou et interprétable comme on veut", a expliqué Fabrice Angéi, de la CGT.

"Il y a des organisations syndicales en France qui préfèrent ne pas faire de propositions, on l'a encore vu ce matin", a regretté Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT, sur son compte Twitter.

Tous les syndicats, y compris les non-signataires, doivent se revoir le 18 mars, a indiqué Luc Bérille, numéro un de l'Unsa.

Les signataires réclament à nouveau le retrait de la barèmisation des indemnités prud'homales et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral de l'employeur.

Autre ligne jaune, le licenciement économique: la loi "doit permettre aux juges d'apprécier la réalité des difficultés économiques et retirer le périmètre national", selon le communiqué.

La version initiale du projet de loi précise les motifs du licenciement économique (baisse du chiffre d'affaires, commandes, pertes d'exploitation) et réduit le périmètre à la France, ce qui est vu par la CFDT comme une incitation au dumping social pour les groupes multinationaux.

En outre, "aucun forfait-jour ou modulation (du temps de travail, NDLR) ne doit être mis en place unilatéralement" par l'employeur, insistent les organisations signataires.

Les syndicats n'ont pas réussi l'alliance du 23 février. Ce jour-là, à l'issue d'une intersyndicale, la première depuis 2013, neuf syndicats, dont la CGT, la CFDT, Solidaires, FSU ou l'Unef ont dénoncé dans un texte commun un projet "à risques" pour les salariés.

Un second rendez-vous est prévu jeudi après-midi au siège de la CGT (Montreuil), où seront discutés les contours d'une mobilisation, sans doute le 31 mars. L'Unsa et la CFDT seront absentes.

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Le 3 mars 2016 à 13h51

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