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Les cheminots reconduisent leur grève, la direction reçoit la CGT et Sud-Rail

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Le 16 juin 2014 à 12h19

Le débat parlementaire sur la réforme ferroviaire "aura lieu" comme prévu à partir de mardi: le Premier ministre Manuel Valls est resté ferme vis-à-vis des cheminots qui ont reconduit leur grève, tandis que la CGT et de Sud-Rail ont été reçus lundi par la direction de la SNCF.

Les deux syndicats ont été reçus dans la matinée, pour la première fois depuis le début de la grève, pour évoquer la "politique sociale de l'entreprise", a indiqué la direction de la SNCF.

Différents sujets ont été abordés, notamment les augmentations de salaires, le temps de travail, les embauches mais pas la réforme ferroviaire, à l'origine du conflit qui dure depuis six jours, a précisé la direction.

Réunis en assemblées générales, les cheminots ont cependant reconduit leur mouvement pour mardi "à une large majorité", selon la CGT.

Cette réforme est "indispensable", cette grève "n'est pas utile et pas responsable, surtout un jour de bac", avait déclaré M. Valls auparavant. "On n'en voit pas le sens alors que le dialogue est maintenu et que la porte du gouvernement reste ouverte".

A la suite des discussions la semaine dernière entre le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier et les syndicats, dans la grève ou non, "des avancées ont été obtenues", que l'Unsa et la CFDT ont avalisées, estime M. Valls.

La grève a continué de s'effriter avec un taux de participation en recul à 14%. Elle était de 27,64% mercredi dernier. "15.000 personnes ont repris le travail depuis mercredi" et "86% des cheminots sont au travail aujourd'hui, selon la direction. Cette grève "est très minoritaire même si elle génère des perturbations importantes", le conflit étant "concentré sur les conducteurs et les contrôleurs", a-t-elle expliqué.

Le président de la SNCF Guillaume Pepy a estimé le coût de la grève à "déjà 80 millions d'euros", entre le manque à gagner des trains ne circulant pas et l'indemnisation exceptionnelle des voyageurs abonnés.

"Il faut que cette grève s'arrête", a également plaidé le patron de la CFDT Laurent Berger. Selon lui, il commence à y avoir "un peu de tension dans les dépôts" entre grévistes et non grévistes.

Des associations d'usagers ont fait entendre leur voix. Ainsi, l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc) a "déploré le jusqu'au-boutisme des organisations syndicales à l'origine de ce mouvement". Après avoir appelé vendredi à "la grève du billet" pour manifester son mécontentement, elle réclame "une indemnisation à la hauteur du préjudice subi", même si la SNCF a consenti une remise forfaitaire sur les abonnements en juillet.

- La parole aux parlementaires mardi -

A situation exceptionnelle, dispositif exceptionnel: pour permettre à tous les lycéens d'arriver dans les temps à leur centre d'examen, la SNCF a mobilisé 10.000 gilets rouges.

Le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, s'est dit "plutôt content et satisfait" du faible nombre de retards enregistrés dans la matinée pour la première épreuve du baccalauréat.

Pour les autres voyageurs, la SNCF prévoit en moyenne deux TGV sur trois sur l?axe Est, 1 sur 2 sur les axes Nord et Atlantique, 1 sur 3 sur l?axe Sud-Est et les relations province-province. Quatre trains intercités sur 10 rouleront, un TER sur deux, et en Ile-de-France 4 trains sur 10.

Le trafic sera normal sur Thalys et Eurostar. Sur Lyria il est prévu un train sur deux. En direction de l'Italie et de l'Espagne, un sur trois.

La CGT et SUD-Rail, pour qui "gouvernement et direction de la SNCF portent l?entière responsabilité" du conflit, appellent à un rassemblement mardi matin aux ateliers de maintenance de l'Ourcq, au nord-est de Paris.

La parole est désormais aux parlementaires. A gauche, Pierre Laurent, numéro un du PCF, a exprimé son soutien aux grévistes et appelé à "prendre une, deux semaines de plus".

A droite, Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, a créé la surprise lundi en demandant le retrait de la réforme, à contrepied de plusieurs responsables de son parti, comme l'ancien ministre Xavier Bertrand qui s'est dit prêt à voter le texte.

La Fédération nationale des Associations d'Usagers des Transports demande "aux parlementaires d'amender le projet de loi afin que l'Etat et les Régions reprennent la maîtrise de la politique ferroviaire, la SNCF se concentrant sur un réel développement de ses activités ferroviaires, notamment nationales".

La réforme vise à stabiliser la dette du secteur (44 milliards d'euros) et préparer son ouverture totale à la concurrence. Pour cela, elle prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau.

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Le 16 juin 2014 à 12h19

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