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Les Bulgares nostalgiques et ignorants du communisme

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Le 9 novembre 2014 à 13h47

Vingt-cinq ans après la fin du communisme en Europe de l'Est, les Bulgares sont nostalgiques et ignorants de ce qui s'est passé à cette époque dont les jeunes savent peu de choses, révèle une étude de l'institut Alpha Research présentée dimanche.

Quelques 94% des jeunes âgés de 16 à 30 ans déclarent ne rien savoir de la période communiste, conclut cette étude effectuée auprès de 1.200 Bulgares de plus de 16 ans.

Le 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin ne veut rien dire pour 40% des Bulgares de 16 à 60 ans. A peine un tiers savent que la transition vers la démocratie en Europe de l'Est a commencé en 1989. Plus de 70% d'eux ignorent les noms des dirigeants internationaux ayant contribué à cet événement comme Mikhaïl Gorbatchev, Helmut Kohl, Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Plus de la moitié approuvent l'action du gouvernement (1954-1989) du dictateur communiste bulgare Todor Jivkov limogé le 10 novembre 1989 au lendemain de la chute du Mur de Berlin. 55% ont une attitude positive et à peine 25% une attitude négative à son égard, alors qu'en 1991, deux ans après la chute du régime, la désapprobation s'élevait à 76% et l'approbation à 16%.

Les avis positifs sur le développement de la Bulgarie à l'époque du communisme sont prédominants : 43%, contre 14% d'avis négatifs.

"En absence de débat public approfondi sur cette période, les regrets sur la sécurité sociale perdue prennent le dessus", commente Boriana Dimitrova, présidente d'Alpha Research.

La transition post-communiste est décevante pour la plupart des Bulgares, en raison de la corruption, selon l'étude. A peine 2% estiment qu'une suprématie de la loi a été établie.

La moitié qualifient d'"échec" le développement post-communiste de la Bulgarie, le pays le plus pauvre de l'Union européenne, 10% à peine le trouvant réussi et 25% relevant autant d'aspects positifs que négatifs.

Pour les Bulgares, les grands gagnants de la transition sont les hommes politiques (41%) et les mafieux (27%), les grands perdants étant les gens ordinaires (54%).

Les auteurs de l'étude déplorent "une négligence du système éducatif face aux leçons d'histoire récente et un manque de débat public" pour analyser les faits et les conséquences de l'époque communiste.

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Le 9 novembre 2014 à 13h47

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