Le patron de Boeing prévoit la certification fin 2026 des nouveaux et très attendus 737 MAX
Kelly Ortberg, PDG de Boeing, a anticipé mercredi une certification des très attendus 737 MAX 7 et 737 MAX 10 "en fin d'année" puis de celle du gros bicouloir 777-9, trois modèles dont les livraisons devraient commencer en 2027 avec plusieurs années de retard.
Concernant les 737 MAX - respectivement modèles le plus petit et le plus grand de la famille d'avions commerciaux de Boeing la plus vendue -, le groupe se trouve "dans la phase finale" avec environ 80% du programme de vols d'essais effectués, a affirmé M. Ortberg lors d'une conférence financière.
"On arrivera vers la fin de l'année lorsque nous obtiendrons la certification", a-t-il ajouté, anticipant un feu vert du régulateur FAA pour le MAX 7 puis "très rapidement derrière" pour le MAX 10.
Il s'agit de l'"objectif principal" du groupe, a-t-il relevé, précisant qu'une fois que ce serait accompli, l'avionneur pourrait mobiliser davantage de ressources à la certification du programme 777X, son nouveau gros porteur biréacteur.
Elle est également espérée d'ici la fin de l'année mais le programme devrait continuer à absorber des liquidités en 2026 et en 2027, avant d'être contributeur à partir de 2028, a précisé M. Ortberg.
A l'origine, les livraisons devaient commencer en 2019 pour le 737 MAX 7, en 2023 pour le 737 MAX 10 et en 2020 pour le programme 777X. A fin avril, Boeing avait reçu plus de 2.600 commandes pour ces trois modèles.
Le carnet de commandes de sa branche commerciale atteignait fin avril un niveau record de 6.814 avions. Un nouveau client doit désormais attendre "la prochaine décennie bien sonnée" pour recevoir un avion qui serait commandé aujourd'hui, a souligné M. Ortberg.
Sur ce thème, il est revenu sur sa récente visite en Chine dans la délégation du président Donald Trump, qui s'emploie à caser quelques Boeing lors de négociations commerciales avec les autres pays.
- Réouverture chinoise -
Pékin s'est engagé à acheter 200 avions - et potentiellement jusqu'à 750 supplémentaires -.
Une commande de 200 avions, "c'est un bon début", a lancé M. Ortberg, qualifiant de "très réussi" ce déplacement qui visait à "rouvrir ce marché" car la dernière commande des autorités chinoises à Boeing datait de 2017.
Cette réouverture "est un très, très grand accomplissement. C'est une formidable opportunité de marché pour nous", a-t-il poursuivi, expliquant que des discussions allaient désormais se dérouler avec les compagnies aériennes chinoises pour finaliser les contrats dans les prochains mois.
Selon lui, les difficultés d'approvisionnement n'affectent pas encore la production des 737 MAX 8 et 9 dont la cadence mensuelle est en train de passer de 42 à 47, après avoir été plafonnée à 38 pendant près de vingt mois à la suite d'un incident en vol en janvier 2024.
Le rythme de 47 mensuel devrait être atteint "dans les deux prochains mois", avec l'intention de grimper ensuite à 52 "dès que possible".
Le groupe devrait prochainement lancer à cadence réduite sa North Line, une ligne d'assemblage installée dans son usine d'Everett (777, 767), près de Seattle.
Elle s'ajoutera aux trois lignes de l'usine de Renton, site historique de fabrication du 737, et pourra construire le grand 737-10 sans encombre.
"Nous aimerions aller à 63 un jour", a confié M. Ortberg, expliquant qu'il faudrait néanmoins solutionner avec ses fournisseurs des problèmes d'approvisionnement qui devraient apparaître déjà au niveau de 52 mensuels.
Mais ils affectent déjà la production du 787 Dreamliner, qui ne devrait être portée à dix mensuels que fin 2026 du fait de retards de livraison de moteurs par GE Aerospace en début d'année et du manque de sièges (problème de certification).
Vers 19H15 GMT, l'action Boeing progressait de 2,49% à la Bourse de New York.