Le Maroc “parmi les pays pionniers en mati
La politique hydrique du Maroc le pré-qualifie à figurer parmi les pays pionniers en matière de planification et de bonne gestion des ressources hydriques, a affirmé, mardi, le secrétaire général du Ministère délégué chargé de l'Eau, Abdallah El Mahboul.
Cette politique a permis au Maroc, malgré ses ressources disponibles limitées, de faire face à plusieurs défis et contraintes, a ajouté M. El Mahboul en marge de la réunion du Conseil de l'administration de l'Agence du bassin hydraulique de la Moulouya, tenue en sa deuxième édition au titre de l'année 2015.
Dans ce cadre, le secrétaire général du ministère délégué chargé de l'Eau a mis en avant l'importance des chantiers de réforme en cours d'installation, qui concernent l'élaboration du Plan national de l'eau (PNE), qui trace les grandes lignes de la politique hydrique du Royaume dans les prochaines décennies et la révision de la loi sur l'eau qui vise à adapter le cadre juridique au développement enregistré et prévu.
Malgré que les ressources hydriques dans le bassin de la Moulouya sont limitées et confrontées à plusieurs contraintes, elles constituent un facteur "essentiel et décisif" dans l'accompagnement de la dynamique économique, l'expansion architecturale accrue et les grands ateliers organisés sur le bassin, particulièrement dans la région de l'Oriental, a expliqué M. El Mahboul.
Afin de surmonter ces contraintes, 4 barrages moyens sont en cours de construction dans les différentes provinces du bassin avec un coût estimé à 700 millions de dirhams (MDH), en plus de l'aménagement du barrage Targa Oumadi dans la province de Guercif (200 MDH) qui contribuera au renforcement du système hydraulique du bassin à travers l'amélioration de l'organisation de la gestion des eaux et la prévention des risques des inondations.
Pour sa part, le secrétaire général de la Wilaya de la région de l'Oriental, Abderrazak Kourji, estime que la mise en place des agences des bassins hydrauliques en tant que cadre englobant les différentes représentations territoriales, les services décentralisés de l'Etat dans la région, les chambres professionnelles, les conseils préfectoraux, provinciaux et ceux des terres collectives et les représentants de la société civile, s'assignait pour objectifs majeurs d'assurer une gestion rationnelle et une planification stratégique des ressources en eau.
Cette composante traduit la nécessaire contribution de l'ensemble des parties à l'effort d'élaboration d'une vision hydrique territoriale efficace susceptible de répondre aux besoins accrus de cette source vitale et garantir la sécurité hydrique liée étroitement à la sécurité alimentaire, a t-il expliqué.
La dynamique de développement que connait la région de l'Oriental a donné une forte impulsion au secteur agricole dans la région et incite à réfléchir à des mesures adéquates pour faire bénéficier l'agriculture des ressources hydriques de la région de manière efficace, surtout que la région de l'Oriental est connue par son climat sec et la rareté des précipitations par rapport aux autres régions du Maroc, a-t-il relevé.
(MAP)