La Bourse de Paris temporise après une séance mitigée à Wall Street
La Bourse de Paris temporisait à l'ouverture vendredi (-0,48%), sans indicateur majeur pour l'orienter et après une séance mitigée à Wall Street, qui est restée peu sensible au discours très accommodant des grandes banques centrales.
A 09H33, l'indice CAC 40 perdait 21,79 points à 4.485,45 points.
La veille, il a terminé en nette hausse (+1,37%) pour atteindre un nouveau sommet depuis septembre 2008, au-dessus du seuil symbolique des 4.500 points.
Le marché parisien avait été dopé par une petite phrase de Mario Draghi, qui a assuré que la Banque centrale européenne (BCE) se sentait "à l'aise" pour prendre dès juin des mesures de soutien à l'économie de la zone euro.
Moins concernée par une telle promesse, Wall Street a terminé sur une note hésitante, avec le Nasdaq et le S&P (l'indice phare des investisseurs) dans le rouge.
"Draghi et (son homologue américaine Janet) Yellen n?ont pas suffi à Wall Street", observe Christian Parisot, un analyste du courtier Aurel BGC.
La présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) avait pourtant assuré les marchés de la poursuite de sa politique monétaire accommodante pendant quelques temps encore.
"Le ton général du marché est quelque peu modéré avec la clôture en baisse de la plupart des indices américains", constatent de leur côté les économistes de Crédit Agricole CIB.
La séance du jour compte quelques indicateurs, mais ils sont peu susceptibles de peser réellement sur les choix des investisseurs.
La production industrielle de l'Italie est attendue en hausse pour le mois de mars, tandis que celle du Royaume-Uni devrait reculer légèrement. Londres va également publier les chiffres de son commerce extérieur en mars.
L'Allemagne a déjà fait de même: son excédent commercial s'est replié en mars à 14,8 milliards d'euros, conformément aux attentes.
"Le manque de statistiques clés pourrait se traduire par une absence de direction générale pour le marché avant le week-end", estime l'équipe de Crédit Agricole CIB.
Les échanges pourraient par ailleurs tourner au ralenti, au moment où de nombreux opérateurs font le pont après la journée fériée du 8 mai.
Dans ce contexte les acteurs restants continueront de suivre l'évolution de la crise ukrainienne.
"L'anxiété à propos de la situation en Ukraine devrait réapparaitre à l'aube du week-end, après que les séparatistes pro-russes de l'Est du pays ont juré de maintenir le référendum (sur l'indépendance) prévu dimanche, malgré le délai réclamé par le président Poutine", avance Michael Hewson.
Euronext (CAC 40)