La Bourse de Paris en fort recul dans le sillage des cours du pétrole (-2,52%)
La Bourse de Paris évoluait en fort recul mardi après-midi (-2,52%), après une ouverture en baisse de Wall Street, déprimée depuis le début de la semaine par la rechute des cours du pétrole.
A 15H44 (14H44 GMT), l'indice CAC 40 perdait 111,56 points à 4.281,77 points, dans un volume d'échanges de 2,1 milliards d'euros. La veille, il avait lâché 0,56%.
Le marché parisien a ouvert en baisse puis n'a cessé de creusé ses pertes au fil de la matinée, au point de lâcher plus de 2%, sans être soutenu par Wall Street qui débutait la séance sur un repli.
"En ce début du mois de février, les indices européens retrouvent les démons du mois précédent", note le courtier Aurel BGC.
"Le pétrole menace de casser la zone des 30 dollars sur le WTI, les banques sous-performent encore sensiblement et la Chine n’est jamais très loin dans les esprits", égrène-t-il.
L'évolution du prix du pétrole donnait toujours le ton sur les marchés, qui avaient pourtant retrouvé un peu de vigueur la semaine dernière grâce aux espoirs placés dans l'action des banques centrales.
Les cours du brut ont ouvert en baisse à New York, tout juste au-dessus de 30 dollars, les investisseurs restant sceptiques sur les chances d'assister à une réduction de l'offre face à une demande inquiétante à la veille des chiffres hebdomadaires sur les stocks de brut aux Etats-Unis.
"Aujourd'hui, nous pouvons supposer que le pétrole est devenu le principal moteur de la perception du risque sur les marchés financiers", soulignent les gérants chez Barclays Bourse.
Les indicateurs du jour, principalement en zone euro, ont eu de leur côté peu d'impact, avec un recul du chômage en décembre à 10,4% et une baisse des prix à la production industrielle pour le même mois.
Parmi les valeurs, le secteur pétrolier souffrait. Vallourec perdait 6,74% à 4,07 euros, Maurel et Prom 6,37% à 2,50 euros, CGG 4,05% à 0,71 euro, Technip 3,92% à 41,54 euros et Total 5,37% à 37,85 euros.
Les valeurs bancaires étaient sanctionnées, en ce début de saison des publications d'entreprises, alors que la banque suisse UBS a été lourdement touchée par les turbulences sur les marchés financiers au quatrième trimestre, en particulier dans la gestion de fortune et la banque d'investissement.
BNP Paribas perdait 4,70% à 41,30 euros, Crédit Agricole 3,57% à 8,78 euros, Société Générale 5,59% à 32,84 euros et Natixis 7,54% à 4,13 euros.
Manitou chutait (-8,92% à 15,11 euros), ses perspectives prudentes pour 2016 suscitant des inquiétudes parmi les investisseurs, malgré un chiffre d'affaires annuel en hausse de 3%.
AB Science bondissait (+4,15% à 10,30 euros), soutenu par la recommandation par l'Agence européenne du médicament (EMA) du dépôt du dossier de demande de mise sur le marché de sa molécule phare, le masitinib, dans le traitement de la mastocytose systémique sévère.
Stallergenes Greer montait de 5,78% à 29,10 euros, soutenu par l'annonce de la "reprise imminente" de la production sur son site d'Antony (Hauts-de-Seine), qui était suspendue depuis le 2 décembre.
Valeo reculait de 4,30% à 115,80 euros, pénalisé par l'abaissement de sa recommandation par Morgan Stanley.
Cac 40 (Euronext)