La Bourse de Paris déçue par l'échec de l'élection du président en Grèce
La Bourse de Paris reculait lundi à la mi-journée (-0,45%), mais sans excès, déçue par le résultat de l'élection présidentielle grecque qui ouvre la voie à des législatives anticipées et à risque.
A 11H46 (10H46 GMT), l'indice CAC 40 perdait 19,44 points à 4.276,41 points, rouvrant ses portes après une trêve de quatre jours pour Noël, dans un volume d'échanges de 723 millions d'euros. Mercredi, lors d'une demi-séance, il avait perdu 0,44%.
Hésitant depuis l'ouverture, le marché parisien a piqué du nez au moment du vote en Grèce, les députés s'étant prononcés contre le candidat proposé par le gouvernement.
Le CAC 40 a perdu brièvement plus de 1% avant de limiter la casse, le résultat ne constituant pas une vraie surprise pour les investisseurs.
Cet échec du parti au pouvoir va conduire à des élections législatives anticipées qui pourraient déboucher sur l'arrivée au pouvoir du parti anti-austérité Syriza, une perspective qui inquiète les créanciers du pays.
Syriza "pourrait vouloir renégocier les détails du plan d’aide au pays et demander une nouvelle restructuration de sa dette", prévient Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.
"Les tourments à propos de l'élection présidentielle en Grèce ne font, au final, qu'un énième soubresaut de la crise souveraine européenne qui, contrairement à ce que l'on croit, est encore loin d'être terminée", selon lui.
Cette baisse du marché intervenait alors que les volumes d'échanges sont réduits en cette période de fin d'année et dans une séance dépourvue de tout indicateur macroéconomique.
La Grèce pourrait être décisive pour les performances des marchés en 2014, alors que l'indice CAC 40 est stable depuis le 1er janvier, après avoir fortement progressé en 2012 et 2013.
L'actualité microéconomique était par ailleurs très limitée sur le marché.
Parmi les valeurs, Soitec bondissait (+5,81% à 0,91 euro), retrouvant des forces après s'être effondré la semaine dernière, victime d'une révision à la baisse de ses objectifs financiers.
Airbus reculait (-0,79% à 41,20 euros). Un avion d'AirAsia, l'Airbus A320-200, a disparu entre l'Indonésie et Singapour avec 162 personnes à son bord et est probablement "au fond de la mer" selon les autorités indonésiennes.
Les valeurs bancaires pesaient sur le marché, à l'image de BNP Paribas (-0,99% à 49,10 euros), Crédit Agricole (-1,66% à 10,64 euros) et Société Générale (-2,33% à 34,63 euros).
Plusieurs titres industriels étaient sanctionnés, signe de la prudence du marché, avec Renault (-2,08% à 59,71 euros) et PSA Peugeot Citroën (-1,65% à 10,12 euros).
SES était en très légère hausse (+0,05% à 30,18 euros). Le groupe luxembourgeois, deuxième opérateur mondial de satellites, a annoncé le lancement avec succès de son satellite Astra 2G, qui doit fournir des services de radiodiffusion nouvelle génération, depuis le cosmodrome de Baïkonour.
Enfin, Pierre et Vacances gagnait 1,36% à 21,55 euros. Le groupe va se pourvoir en cassation à la suite de la décision du tribunal administratif de Grenoble de suspendre un arrêté de la préfecture de l'Isère qui autorisait la construction d'un Center Parcs.
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