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La Bourse de Paris débute prudemment avant le verdict de la BCE

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Le 5 juin 2014 à 7h56

La Bourse de Paris débutait prudemment jeudi matin (-0,16%), avant un verdict très attendu de la Banque centrale européenne, susceptible d'arracher les marchés à leur torpeur.

A 09H20 (07H20 GMT), l'indice CAC 40 perdait 7,01 points à 4.493,99 points. La veille, il avait déjà fait preuve d'attentisme (-0,06%) à l'approche des décisions de la BCE.

Les marchés évoluent en effet très peu depuis plus d'une semaine: les yeux des investisseurs sont tous rivés sur l'institution européenne et son président Mario Draghi.

Avec la réunion de jeudi, "le moment tant attendu arrive enfin. La BCE doit tenter aujourd?hui de ne pas décevoir les attentes qu?elle n?a cessé de renforcer depuis plusieurs semaines", résument les analystes de Crédit Mutuel-CIC.

Le suspense est désormais à son comble. Une situation que Mario Draghi a lui-même créé lors de la dernière réunion, en se déclarant "à l'aise" avec l'idée d'une intervention de la BCE en juin.

Depuis, nombre de ses lieutenants ont appuyé ce scénario, suggérant que la BCE dispose de divers moyens pour lutter contre les pressions déflationnistes qui menacent d'annihiler la reprise de la zone euro. Même la puissante banque centrale allemande, rétive par nature au soutien monétaire, a donné des signes d'approbation.

Dès lors, "il est temps pour la BCE de tenir parole", expliquent les économistes du Crédit Agricole CIB. D'autant que l'inflation a encore ralenti en zone euro au mois de mai, ce qui facilite encore la tâche de la banque centrale, remarquent-ils.

La grande majorité des observateurs attend a minima une baisse des taux (de refinancement et de dépôt) de la part de la BCE.

Mais "le conseil des gouverneurs a encore d'autres options pour surprendre le marché, incluant une baisse de taux plus importante que prévu, une communication sur de futures actions encore plus accommodantes, ou d'ambitieuses mesures de soutien au crédit" en zone euro, rappelle Crédit Agricole CIB.

"Enfin, les mots de (Mario) Draghi auront autant de poids que ses actes, si ce n'est plus. Nous sommes persuadés que la BCE laissera la porte ouverte à des mesures de soutien supplémentaires afin d'éviter un resserrement des conditions monétaires, qui pourrait intervenir si le marché a l'impression que la BCE a épuisé ses dernières munitions", concluent les économistes.

Concentré sur la BCE, le marché devrait faire passer les quelques indicateurs du jour au second plan.

Les commandes industrielles ont nettement rebondi en Allemagne en avril et chômage s'est stabilisé en France au premier trimestre. On attend également le commerce de détail de la zone euro en avril et les traditionnelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage aux Etats-Unis.

- Valeurs -

Côté valeurs, Rémy Cointreau débutait comme lanterne rouge du SBF 120 (-2,81% à 65,7 euros), après avoir affiché un résultat net divisé de plus de moitié en 2013-2014 et une baisse de ses ventes de 13,5% conforme à ses prévisions.

Alcatel-Lucent prenait 0,38% à 2,87 euros, après que deux de ses syndicats ont donné leur aval aux mesures d'accompagnement du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant finalement 600 suppressions de postes au lieu de 700.

Saint-Gobain gagnait 0,36% à 42,21, grâce au relèvement de sa recommandation par HSBC, à "neutre" contre "sousperformer" auparavant".

BNP Paribas cédait 0,12% à 51,44 euros, après avoir trouvé en François Hollande un défenseur de choix. Un débat fait rage au sein des instances du groupe bancaire pour déterminer si des démissions de responsables, y compris celle du président Baudouin Prot, pourraient contribuer à apaiser les autorités américaines, affirme le Wall Street Journal.

Orange était quasiment stable (-0,08% à 11,94 euros) après avoir confirmé mercredi à l'AFP son intention d'entrer au capital d'Euronext, à l'occasion de son entrée en Bourse, tandis que le patron de l'opérateur boursier évoquait des discussions avec d'autres actionnaires stratégiques potentiels, dont GDF Suez (-0,07% à 20,51 euros).

Veolia Environnement perdait 0,14% à 14,03 euros, après que l'accord de cession de ses activités eau et électricité dans la ville au britannique Actis, qu'il avait dans la ville de Rabat a été refusé par les élus de la capitale marocaine.

Vinci restait stable (+0,09% à 54,65 euros) après avoir finalisé l'entrée d'Ardian (ex-Axa Private Equity) et de Crédit Agricole Assurances au capital de Vinci Park, sa filiale de gestion de parkings, valorisée à 1,96 milliard d'euros.

Nexans reculait de 0,31% à 41,92 euros, malgré un contrat-cadre d'un montant d'environ 100 millions d'euros avec l'énergéticien qatari Kahramaa, auquel il va fournir des câbles moyenne et basse tension pour développer son réseau de transport d'électricité.

Eiffage engrangeait 0,63% à 53,08 euros. Sa filiale Eiffage Énergie a remporté un contrat d'un montant de 56,5 millions d'euros auprès de Sonelgaz pour la réalisation d'une sous-station électrique en Algérie.

Stentys grimpait de 2,21% à 10,17 euros, grâce à ce qu'il présente comme "sa première acquisition stratégique". La société américaine Cappella Peel Away Inc. lui fournira sa technologie d?implantation pour sa prochaine génération de "stents auto-apposants".

La Société de la Tour Eiffel bondissait de 6,81% à 55,5 euros, grâce à l'activisme de son actionnaire principal. L'homme d'affaires Chuc Hoang a lancé une contre-OPA sur la foncière, après avoir échoué à torpiller en justice l'offre, toujours en cours, de la mutuelle d'assurance SMABTP.

Le groupe volailler LDC gagnait 3,03%, à 136,00 euros, après la publication de résultats bien accueillis.

Euronext (CAC 40)

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Le 5 juin 2014 à 7h56

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