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FCAK: Mohamed Amine Benamraoui, un cin

m24-En-continu
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Le 18 juin 2014 à 17h05

Le travail sur la mémoire, omniprésente dans mes réalisations cinématographiques, est une manière de jeter des ponts entre le passé et le présent, a affirmé le jeune réalisateur marocain Mohamed Amine Benamraoui.

Dans un entretien à la MAP en marge du Festival de Cinéma Africain de Khouribga (FCAK) où il participe avec son film "Adios Carmen" primé auparavant aux festivals du cinéma de la mémoire à Tanger et Nador, il a expliqué que son recours aux souvenances de la mémoire dans ses dimensions individuelle et collective, est le moyen pour lui de trouver des réponses à des questionnements relatives à sa vie personnelle et à la région de sa naissance, le Rif.

En tant que marocain d'appartenance amazighe, il a indiqué qu'il a le devoir de mener sa propre quête identitaire et d'éclairer certaines zones d'ombre négligées par les historiens, annonçant qu'il s'apprête après son premier long-métrage "Adios Carmen", à tourner un deuxième film dans le cadre d'une co-production Marocco-Belge. L'occasion, pour lui, de revenir sur le parcours parfois exceptionnel des Marocains qui ont immigré en Belgique.

Tout en notant que cette omniprésence de l'histoire dans son œuvre ne le condamne pas pour autant à rester prisonnier de ce seul registre puisqu'il n'écarte pas la tentation d'aborder d'autres sujets d'actualité complètement différents, Mohamed Amine Benamraoui souligne que son regard reste toujours braqué sur l'aspect humain et sentimental dans les relations humaines et ce, à travers des histoires intimistes toutes simples, sans fioriture.

"L'important pour moi, c'est la vie des gens, leurs joies et leurs peines sans considération aucune pour leur rang social et leur niveau intellectuel", a-t-il dit.

Interrogé, par ailleurs, sur la place du cinéma amazighe dans le champ cinématographique et culturel national, il a affirmé que le cinéma ne se soucie guère des identités car le message qu'il véhicule promeut in fine la tolérance et la cohabitation.

De plus, cette diversité culturelle et ce brassage des appartenances dans le cinéma contribuent à l'enrichissement de la culture marocaine, ajoute-t-il, notant que le dialecte rifain utilisé dans les dialogues de son film n'a nullement été une barrière pour les spectateurs.

En tant que marocain du monde qui a fourbi ses armes à l'étranger tout en restant en contact avec le pays et tout particulièrement le cinéma marocain, il pense que le Maroc dispose d'un énorme potentiel dans le domaine, plaidant pour la promotion des co-productions.

"Le cinéma marocain traverse une période de transition et il existe un grand désir de faire des films dans le pays et ce, malgré les difficultés. Nous devons aller de l'avant, sans complexes, et exorciser les peurs", a-t-il affirmé, écartant l'idée de l'existence d'une soi-disant rupture entre les générations de cinéastes dans le pays.

Après Khouribga, ce jeune réalisateur compte reprendre son bâton de pèlerin pour montrer son film autobiographique qui raconte sa merveilleuse découverte précoce du cinéma "Adios Carmen", dans d'autres festivals en Europe, en Afrique et dans le monde arabe. SR---TRAD. DR

MAP 181520 GMT jui 2014

 

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Le 18 juin 2014 à 17h05

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