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Discussions serrées sur le nucléaire iranien à l'approche de la date butoir

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Le 11 novembre 2014 à 13h37

De hauts responsables d'Iran et de six puissances mondiales ont poursuivi mardi à Mascate les difficiles négociations sur le nucléaire iranien, mais les chances d'un accord global avant la date butoir du 24 novembre semblent s'amenuiser.

Ces discussions multilatérales d'une journée dans la capitale omanaise succèdent à deux jours de sessions parfois tendues entre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et son homologue américain John Kerry.

Aucune percée n'a été annoncée à l'issue de ces discussions de plus de dix heures, ni sur la capacité d'enrichissement de l'uranium par Téhéran, ni sur le calendrier de levée des sanctions internationales qui frappent la République islamique.

Selon le département d'Etat, les pourparlers ont été "durs, directs et sérieux", mais "il y a encore du temps" pour parvenir à un accord qui mettrait fin à dix ans de crise.

"Parvenir à un résultat d'ici le 24 novembre, c'est très difficile, mais nous ne désespérons pas", a déclaré l'un des négociateurs iraniens, le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Les pourparlers se poursuivaient donc mardi à Mascate, cette fois avec des réunions entre de hauts responsables d'Iran et du groupe 5+1 (Royaume-Uni, Chine, France, Russie, États-Unis et Allemagne), avant une dernière ligne droite, à partir du 18 novembre à Vienne.

Les discussions, auxquelles participaient aussi des experts techniques, étaient dirigées par la représentante ad hoc de l'Union européenne Catherine Ashton.

La délégation iranienne a tenu mardi des entretiens bilatéraux avec celles de Russie et de Chine. Des discussions similaires étaient prévues avec les représentants du Royaume-Uni, de France et d'Allemagne plus tard dans la journée.

M. Kerry a rejoint Pékin où, en marge d'un sommet Asie-Pacifique, l'Iran a été au menu d'une rencontre entre les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine.

La Russie et l'Iran ont signé mardi à Moscou un accord dans le nucléaire civil, portant sur la construction de deux nouveaux réacteurs pour la centrale iranienne de Bouchehr, avec deux réacteurs supplémentaires en option.

La réunion de Mascate avait commencé dimanche sur un constat pessimiste de M. Obama, avertissant qu'il y avait "encore un fossé important" à combler pour parvenir à un accord, afin "que les sanctions (contre l'Iran) soient progressivement levées et que nous ayons des assurances (...) qu'ils ne développent pas la bombe".

Le guide suprême Ali Khamenei, qui a la haute main sur ce dossier, lui a répondu lundi via Twitter en faisant part de "la détermination" de l'Iran "à clore le dossier nucléaire, malgré la volonté des ennemis (les Etats-Unis) de le prolonger". L'ayatollah a répété que l'Iran ne voulait "pas posséder d'armes nucléaires".

- Négociations après le 24 novembre ? -

Soupçonné de chercher à se doter de l'arme atomique, l'Iran affirme que son programme n'est destiné qu'à produire de l'électricité, ce qui nécessite un développement de ses capacités d'enrichissement d'uranium.

Les grandes puissances cherchent à s'assurer de l'aspect purement civil du programme, en échange d'une levée progressive des sanctions et d'inspections rigoureuses des sites nucléaires.

La principale divergence concerne le nombre de centrifugeuses que l'Iran serait autorisé à exploiter.

Mais la durée d'un règlement définitif entre l'Iran et le 5+1 fait également débat. L'Iran parle de cinq ans et l'Occident suggère au moins le double.

Abbas Araghchi a laissé entendre lundi que des négociations techniques pourraient se prolonger au-delà du 24 novembre en cas d'accord "au moins d'un niveau général".

En Iran comme aux Etats-Unis, des considérations de politique intérieure pèsent sur les négociations.

Aux Etats-Unis, le parti Républicain, déjà majoritaire à la chambre basse, vient de prendre le contrôle du Sénat. Certains de ses membres ont toujours émis des réserves sur les ouvertures de la Maison Blanche en direction de l'Iran et le Congrès pourrait décider de nouvelles sanctions contre Téhéran si les négociations n'avancent pas rapidement.

En Iran, M. Zarif et le président modéré Hassan Rohani sont sous la pression d'élus qui veulent qu'un accord final soit ratifié par le Parlement pour être valide. Dimanche, 200 députés iraniens ont signé une déclaration demandant que l'équipe de négociation de M. Zarif "défende vigoureusement" les droits du pays à un programme nucléaire et une "levée totale des sanctions".

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Le 11 novembre 2014 à 13h37

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