Des épices de meilleure qualité en France, mais encore des anomalies

(AFP)

Le 31 août 2021

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a réalisé 219 visites de producteurs, importateurs, distributeurs, sites de vente en ligne et fait analyser 138 prélèvements de juillet à octobre 2019 sur le marché français, selon un communiqué publié mardi.

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’un « plan de contrôle européen » conduit à l’initiative de la Commission européenne ciblant « poivre, paprika et piment, cumin, curcuma, safran et origan ».

Les enquêteurs de la DGCCRF ont « notamment contrôlé que les épices commercialisées ne comportaient pas de colorants non autorisés, qu’elles n’étaient pas contaminées ou adultérées (présence d’amidon, de grignons d’olives…), et qu’elles vérifiaient les normes spécifiquement applicables à leur catégorie ».

Conclusion: « Bien que le taux d’anomalies soit plus faible que celui constaté en 2016 (26,4% en 2019 contre 50% précédemment), certaines d’entre elles persistent », souligne la DGCCRF, qui évoque parmi ces anomalies « la présence de matières étrangères ou de substances de charge », visant à en diminuer le coût de revient, « de colorants exogènes, ou encore de défauts d’étiquetage », notamment sur des substances potentiellement allergènes.

« Deux échantillons mentionnant une production biologique ont été analysés, à la demande des enquêteurs, pour vérifier l’absence de pesticides », précise en outre la synthèse de l’étude, que l’AFP a pu consulter. Est plus loin indiqué qu’un échantillon d' »origan bio (contenait) des résidus de pesticides (butoxyde de pipéronyle et chlorprophame) », et a donc été classé non conforme.

« Certains produits présentent un taux d’anomalie plus important, vraisemblablement en raison de leur coût particulièrement élevé (par exemple, seuls 15% des prélèvements de safran étaient conformes) et continuent donc à faire l’objet d’une surveillance soutenue de la part de la DGCCRF », précise-t-elle encore, rappelant que « les professionnels doivent s’assurer de la qualité et de la conformité des épices qu’ils commercialisent ».

Dans sa précédente étude, l’instance expliquait que les origines exotiques, le fait que seule une faible partie de la plante est utilisée pour la production d’épices ou encore les aléas climatiques faisaient la rareté de ces épices. Elles font en conséquence « l’objet de fortes tensions économiques qui peuvent générer des hausses des prix ou entraîner la commercialisation de produits dont la qualité fait défaut », d’où l’importance de les contrôler.

Le 31 août 2021

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.