Belgique : La sécurité du Premier ministre réévaluée après des menaces de mort
- Les mesures de sécurité autour du Premier ministre belge, Charles Michel, ont été renforcées depuis plusieurs semaines après des menaces de mort "très ciblées", rapportent mardi les médias locaux, citant le porte-parole du chef du gouvernement.
Des interrogations ont été en effet soulevées après que de jeunes militantes du groupe activiste féministe "LilithS" ont réussi à interrompre lundi une intervention que Charles Michel venait de débuter devant le Cercle de Wallonie à Namur, aspergeant le chef du gouvernement fédéral de frites et de mayonnaise.
Mais, au-delà de cet "attentat frites-mayonnaise", c'est de la sécurité du Premier ministre dont il s'agit, surtout que depuis sa mission de formation du gouvernement cet été, et encore ces dernières semaines, Charles Michel a reçu des menaces de mort "précises et répétées", tant criminelles (dirigées contre lui et sa famille) que terroristes (liées à l'entrée en guerre de la Belgique contre "l'Etat islamique").
Des médias indiquent dans ce sens qu'après réunions des services concernés (Organe de coordination pour l'analyse de la menace-Ocam, conseil de sécurité, police), le taux de menace concernant le Premier a été relevé, de même que les mesures de protection l'entourant, même si Charles Michel n'a pas accepté toutes les mesures proposées.
Lundi, son porte-parole, Frédéric Cauderlier, a reconnu que l'incident de Namur constitue "une sonnette d'alarme", notant qu'il sera procédé en interne à l'évaluation du processus de sécurité du Premier ministre et de certains membres du gouvernement.
"Concrètement, nous allons réévaluer les mesures de sécurité pour les prochains déplacements du Premier ministre dans des endroits publics. Les conseillers en sécurité prendront les contacts avec les différents départements, dont l'Intérieur. Puis, on verra s'il faut se réunir avec les instances compétentes. Nous allons aussi repenser l'accès à certains bâtiments", a-t-il expliqué.
En Belgique, la tradition veut de ne pas abuser des moyens de sécurité. Sauf, estiment de nombreux observateurs, que le climat actuel incite l'entourage du Premier ministre à revoir le dispositif en place. L'engagement des troupes belges en Irak, l'attentat du musée juif à Bruxelles et la contestation sociale violente cet hiver sont autant d'éléments qui doivent être pris plus au sérieux. RK---BI. HN.
MAP 231038 GMT déc 2014