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Arc International: “l'entreprise est sauvée”, selon Macron

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Le 24 décembre 2014 à 12h48

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a affirmé mercredi au siège d'Arc International que "l'entreprise est sauvée", l'"avenir industriel" du groupe verrier étant garanti par le projet de reprise présenté au CE le jour-même par le fonds américain PHP.

"L'entreprise est sauvée, 90% des emplois sont sauvés", a-t-il déclaré à la presse après avoir rencontré les membres du CE et les investisseurs.

L'accord qui s'est dégagé "permet de garantir un avenir industriel" au groupe en difficulté basé à Arques(Pas-de-Calais), a encore assuré M. Macron, alors que 10.500 emplois étaient en jeu, dont près de 5.700 en France.

Arc International, qui se présente toujours comme le leader mondial des arts de la table avec des marques connues comme Arcoroc, Cristallerie d'Arques ou Arcopal, voyait son chiffre d'affaires -de quelque 900 millions d'euros en 2013- baisser depuis des années tandis que sa dette atteignait près de 400 millions d'euros.

Pour échapper à un redressement judiciaire, la famille propriétaire, les Durand, cherchait donc activement un repreneur depuis plus d'un an.

Les termes de la reprise, dans leurs grandes lignes ayant été discutés mardi à Paris par un représentant des Durand, avec les investisseurs américains et des représentants de l'Etat, M. Macron était venu mercredi confirmer l'aval du gouvernement aux grandes lignes de ce projet.

Le projet prévoit notamment un apport de capital de 60 millions d'euros -dont 58 millions par le fonds américain Peaked Hills Partners (PHP) et deux millions par la famille Durand, actuel propriétaire- a indiqué le secrétaire du CE, Frédéric Specque (CGT).

Il prévoit aussi un programme d'investissements de 300 millions d'euros sur trois ans, ainsi que la suppression de 550 emplois via un PSE, compensé partiellement par le recrutement de 150 personnes.

Le plan reste à mettre définitivement au point avant d'être signé au milieu de la semaine prochaine, puis soumis à un autre CE extraordinaire le 6 janvier, selon M. Specque.

Il faudra donc aux syndicats négocier avec la direction avant la date limite du 9 février, au-delà de laquelle une mise en redressement judiciaire pourrait être déclarée faute d'accord sur les termes de la reprise avec les partenaires sociaux.

"Nous sommes un peu rassurés", a déclaré M. Specque, une collègue de la CFE-CGC au CE, Elisabeth Jacques jugeant elle que "le plus beau cadeau aux salariés, c'est d'avoir un repreneur et d'assurer la pérennité du site".

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Le 24 décembre 2014 à 12h48

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