ONMT: Adel El Fakir s'active pour faire revenir les touristes français

Au terme d’un voyage de deux jours à Paris où il a rencontré les principaux prescripteurs touristiques français, le directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) en sait un peu plus sur les attentes de ses partenaires. Sachant qu’ils ont tous réclamé la suppression rapide des tests Covid-19, obligatoires à l'embarquement, pour les remplacer par des tests pratiqués à l’arrivée aux aéroports marocains, Adel El Fakir a promis d'intercéder, dès son retour au Maroc, auprès des autorités pour satisfaire ce préalable au retour du 1er marché émetteur étranger du Royaume.

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ONMT: Adel El Fakir s'active pour faire revenir les touristes français

Le 17 septembre 2020 à 17:18

Modifié le 17 septembre 2020 à 20:07

Interpellé mardi 15 septembre lors d'une réunion à l'Assemblée générale des entreprises du voyage (EDV) par les opérateurs français, mécontents de ne pas pouvoir programmer le Maroc à cause de l’obligation imposée à tous les touristes étrangers de présenter à l’embarquement des résultats négatifs de tests Covid-19, datant de moins de 48 heures, Adel El Fakir s’est engagé à trouver le plus rapidement possible une solution.

La brèche ouverte le 6 septembre dernier sera insuffisante pour faire revenir les Français

En effet, après s’être plaint de cette obligation qui découragerait les Français, candidats à un séjour au Maroc, à cause de l’encombrement des laboratoires français qui occasionne parfois 10 jours avant l'obtention des résultats des tests, le président du SETO, René-Marc Chikli a fait part de la difficulté des T.O et des compagnies aériennes de programmer le Royaume si cette mesure n’était pas assouplie.

« Depuis le 6 septembre, le Maroc a ouvert une brèche pour accueillir à nouveau sur son territoire, les ressortissants étrangers, qui ne sont pas soumis à un visa marocain, mais en leur imposant de présenter à l’embarquement les résultats de tests sérologiques et PCR de moins de 48 heures.

S’aligner sur les concurrents qui pratiquent des tests à l’arrivée

« Sachant que les prescripteurs ne comprennent pas cette obligation qui fait fuir tous ses éventuels clients, le Maroc doit absolument adopter les mesures prises par ses concurrents immédiats comme la République Dominicaine qui pratique des tests à l'aéroport d’arrivée et pas à l'embarquement.

« En effet, s'il est possible de pratiquer des tests PCR en France, les laboratoires privés et publics confrontés à une très forte demande, ne peuvent plus suivre et beaucoup de gens préfèrent annuler leur séjour au Maroc.

Sans assouplissement, le Maroc sera absent des catalogues français d’hiver

« C'est la raison pour laquelle, nous demandons à tout prix à ce que le Maroc change de position avec des tests qui seront réalisés à l'arrivée, soit de manière aléatoire soit pour toutes les arrivées.

« S’il n’y a pas de changement, nous ne pourrons malheureusement pas programmer le Maroc pour la Toussaint et encore moins en hiver alors que cette destination se vend très bien durant cette période de l'année », a regretté le président, en ajoutant que cela occasionnerait de grosses pertes, de part et d’autre, alors que le Maroc a toujours été la 1ère destination des touristes français en dehors des pays européens.

Le tourisme marocain, tributaire du redémarrage du marché français

En réponse à cette requête urgente, le directeur général de l'ONMT a précisé que sa visite parisienne avait justement pour objet de comprendre « les attentes actuelles du marché français qui représente 31 % du total des arrivées du Maroc soit 4,2 millions de touristes en 2019 ».

« L'enjeu est aussi important pour vous, afin que vous puissiez reprendre normalement votre activité que pour nous, car notre tourisme ne reprendra pas si le marché français ne redémarre pas.

« Je vous ai compris »

« Je suis conscient du fait que la brèche ouverte le 6 septembre, à savoir accueillir tous les touristes étrangers disposant d’une réservation hôtelière et ne nécessitant pas de visa, est un progrès qui ne sera pas suffisant.

« Cette ouverture servira peut-être aux visiteurs qui arrivent seuls, après avoir obtenu leurs tests dans les temps, mais pas aux grands prescripteurs dont le rôle est d’envoyer des grands flux de touristes au Maroc.

« Après avoir rencontré nos partenaires, j'ai pris conscience de la réalité du terrain côté français et je pense avoir en main tous les arguments pour influencer, dans le bon sens, le retour du marché français.

La solution, une question de jours ?

« Sachant que Marrakech et le Maroc ont besoin de vous, nous allons faire en sorte de faciliter l'arrivée des touristes français, et selon moi ce n'est qu’une question de jours », a conclu, optimiste, El Fakir qui s’est voulu rassurant en laissant entendre que sa seule priorité, après son retour au Maroc, sera de travailler à assouplir l’obligation de produire les tests à l’embarquement.

Ci-après, les images de l'intervention du directeur général de l'Office national marocain du tourisme:

ONMT: Adel El Fakir s'active pour faire revenir les touristes français

Le 17 septembre 2020 à17:18

Modifié le 17 septembre 2020 à 20:07

Au terme d’un voyage de deux jours à Paris où il a rencontré les principaux prescripteurs touristiques français, le directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) en sait un peu plus sur les attentes de ses partenaires. Sachant qu’ils ont tous réclamé la suppression rapide des tests Covid-19, obligatoires à l'embarquement, pour les remplacer par des tests pratiqués à l’arrivée aux aéroports marocains, Adel El Fakir a promis d'intercéder, dès son retour au Maroc, auprès des autorités pour satisfaire ce préalable au retour du 1er marché émetteur étranger du Royaume.

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Interpellé mardi 15 septembre lors d'une réunion à l'Assemblée générale des entreprises du voyage (EDV) par les opérateurs français, mécontents de ne pas pouvoir programmer le Maroc à cause de l’obligation imposée à tous les touristes étrangers de présenter à l’embarquement des résultats négatifs de tests Covid-19, datant de moins de 48 heures, Adel El Fakir s’est engagé à trouver le plus rapidement possible une solution.

La brèche ouverte le 6 septembre dernier sera insuffisante pour faire revenir les Français

En effet, après s’être plaint de cette obligation qui découragerait les Français, candidats à un séjour au Maroc, à cause de l’encombrement des laboratoires français qui occasionne parfois 10 jours avant l'obtention des résultats des tests, le président du SETO, René-Marc Chikli a fait part de la difficulté des T.O et des compagnies aériennes de programmer le Royaume si cette mesure n’était pas assouplie.

« Depuis le 6 septembre, le Maroc a ouvert une brèche pour accueillir à nouveau sur son territoire, les ressortissants étrangers, qui ne sont pas soumis à un visa marocain, mais en leur imposant de présenter à l’embarquement les résultats de tests sérologiques et PCR de moins de 48 heures.

S’aligner sur les concurrents qui pratiquent des tests à l’arrivée

« Sachant que les prescripteurs ne comprennent pas cette obligation qui fait fuir tous ses éventuels clients, le Maroc doit absolument adopter les mesures prises par ses concurrents immédiats comme la République Dominicaine qui pratique des tests à l'aéroport d’arrivée et pas à l'embarquement.

« En effet, s'il est possible de pratiquer des tests PCR en France, les laboratoires privés et publics confrontés à une très forte demande, ne peuvent plus suivre et beaucoup de gens préfèrent annuler leur séjour au Maroc.

Sans assouplissement, le Maroc sera absent des catalogues français d’hiver

« C'est la raison pour laquelle, nous demandons à tout prix à ce que le Maroc change de position avec des tests qui seront réalisés à l'arrivée, soit de manière aléatoire soit pour toutes les arrivées.

« S’il n’y a pas de changement, nous ne pourrons malheureusement pas programmer le Maroc pour la Toussaint et encore moins en hiver alors que cette destination se vend très bien durant cette période de l'année », a regretté le président, en ajoutant que cela occasionnerait de grosses pertes, de part et d’autre, alors que le Maroc a toujours été la 1ère destination des touristes français en dehors des pays européens.

Le tourisme marocain, tributaire du redémarrage du marché français

En réponse à cette requête urgente, le directeur général de l'ONMT a précisé que sa visite parisienne avait justement pour objet de comprendre « les attentes actuelles du marché français qui représente 31 % du total des arrivées du Maroc soit 4,2 millions de touristes en 2019 ».

« L'enjeu est aussi important pour vous, afin que vous puissiez reprendre normalement votre activité que pour nous, car notre tourisme ne reprendra pas si le marché français ne redémarre pas.

« Je vous ai compris »

« Je suis conscient du fait que la brèche ouverte le 6 septembre, à savoir accueillir tous les touristes étrangers disposant d’une réservation hôtelière et ne nécessitant pas de visa, est un progrès qui ne sera pas suffisant.

« Cette ouverture servira peut-être aux visiteurs qui arrivent seuls, après avoir obtenu leurs tests dans les temps, mais pas aux grands prescripteurs dont le rôle est d’envoyer des grands flux de touristes au Maroc.

« Après avoir rencontré nos partenaires, j'ai pris conscience de la réalité du terrain côté français et je pense avoir en main tous les arguments pour influencer, dans le bon sens, le retour du marché français.

La solution, une question de jours ?

« Sachant que Marrakech et le Maroc ont besoin de vous, nous allons faire en sorte de faciliter l'arrivée des touristes français, et selon moi ce n'est qu’une question de jours », a conclu, optimiste, El Fakir qui s’est voulu rassurant en laissant entendre que sa seule priorité, après son retour au Maroc, sera de travailler à assouplir l’obligation de produire les tests à l’embarquement.

Ci-après, les images de l'intervention du directeur général de l'Office national marocain du tourisme:

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