L’ANSS mise sur un “modèle territorial” pour améliorer l’efficacité du soutien social
Afin de renforcer l’efficacité du programme d’aide sociale directe, l’Agence nationale du soutien social (ANSS) veut s’appuyer sur une politique de proximité fondée sur des représentations territoriales et des accompagnateurs sociaux. Ce dispositif vise à suivre la situation des ménages bénéficiaires, à assurer le respect de leurs engagements sociaux et à les orienter vers des parcours d’insertion économique et sociale.
En réponse à une question écrite sur "l’évaluation de l’efficacité du programme d’aide sociale directe", présentée par le groupe haraki à la Chambre des représentants, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a détaillé le dispositif mis en place par l’Agence nationale du soutien social (ANSS).
Dans sa réponse, le ministre délégué a indiqué que l’ANSS mise sur une "approche de proximité, à la fois humaine et territoriale", afin de faire évoluer le dispositif d’aide sociale, d’un simple soutien financier vers un outil d’accompagnement plus large et mieux ancré dans les réalités locales.
Cette approche repose sur la mise en place de représentations territoriales, où interviennent des accompagnateurs sociaux chargés de suivre la situation des ménages bénéficiaires, de les accompagner dans leurs démarches et de les aider à améliorer durablement leurs conditions de vie et leur insertion socioéconomique.
Ces représentations territoriales seront chargées, en partenariat avec les différents acteurs locaux dans les domaines de l'intégration économique et sociale, d'accompagner les bénéficiaires du programme d'aide sociale directe et de veiller au respect des engagements sociaux des familles, notamment en ce qui concerne la scolarisation de leurs enfants et le suivi régulier de la santé de la mère et de l'enfant, en plus d'autres engagements qui seront adaptés aux spécificités des territoires et des familles, a expliqué Fouzi Lekjaa.
Les mêmes entités contribueront aussi à l'élaboration de parcours d'inclusion économique des familles, à même de renforcer les capacités des individus et les aider à surmonter les obstacles devant leur insertion professionnelle, a précisé M. Lekjaa, faisant état de la création d'une première représentation territoriale à El Jadida en tant qu'expérience pionnière qui sera "minutieusement évaluée avant sa généralisation".
Parallèlement à ce dispositif intégré, l'ANSS planche sur la mise en place de mécanismes d'évaluation de l'efficacité et de l'impact du programme d'aide sociale directe ainsi que son effet sur l'évolution des indicateurs de développement, l'objectif étant d'adapter les mécanismes d'accompagnement aux potentialités et aux besoins territoriaux, a-t-il souligné.
3,9 millions de familles bénéficiaires en avril 2026
Côté chiffres, le responsable gouvernemental a indiqué que le programme d'aide sociale directe a bénéficié à plus de 3,9 millions de familles en avril 2026, pour un budget global de 2,17 milliards de DH, alors que des subventions d'une valeur totale de 59 MMDH ont été allouées aux familles démunies et vulnérables depuis le lancement du programme en décembre 2023 et jusqu'à fin avril 2026.
Ce programme, qui touche près de 43% des familles marocaines, vise à améliorer les conditions de vie des ménages vulnérables en soutenant leur pouvoir d’achat à travers des aides mensuelles directes comprises entre 500 et 1.425 dirhams par famille, ainsi que des allocations de naissance et de rentrée scolaire, a-t-il indiqué.
D'après M. Lekjaa, toute évaluation objective et globale de la contribution du système d'aide sociale directe à l'amélioration des conditions de vie des familles bénéficiaires devrait tenir compte, en plus des aides financières allouées, des différents programmes d'accompagnement et des parcours d'inclusion économique dédiés à ces familles, qui sont en train d'être mis en place dans plusieurs régions.

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