Le Maroc a concrétisé son retour sur les marchés internationaux en euros avec une émission obligataire de 2,25 milliards d'euros.
L'opération a été structurée autour de deux maturités, une tranche arrivant à échéance en 2034 pour 1,25 milliards d'euros et une autre en 2038 pour 1 milliard, soit des maturités de 8 et 12 ans.
Cette sortie a suscité une demande de 5,2 milliards d'euros, soit un niveau de sursouscription légèrement inférieur à 2,5 fois.
Les conditions de financement se sont finalement améliorées par rapport aux premières indications de prix communiquées au marché.
Les spreads ont été arrêtés à Mid-Swap +170 points de base pour la tranche à 8 ans et à Mid-Swap +200 points de base pour celle à 12 ans, contre des indications initiales de MS+200 pb et MS+230 pb respectivement.
Ce resserrement de 30 points de base sur les deux lignes traduit une demande suffisamment solide des investisseurs, même si elle apparaît moins marquée que lors de certaines opérations précédentes.
L'émission intervient dans un environnement plus volatile marqué par les tensions géopolitiques dans le Golfe et la remontée des primes de risque sur les marchés internationaux.
L'opération s'inscrit également dans un contexte de besoins de financement élevés, alors que la loi de finances autorise jusqu'à 60 milliards de dirhams d'emprunts extérieurs, et qu'une rallonge budgétaire supplémentaire d'environ 20 milliards de dirhams a été mobilisée pour accompagner l'accélération des investissements publics et des grands chantiers stratégiques du Royaume.
