ABA Technology fait entrer sa plateforme Fusion IA souveraine dans une phase scalabilité
ABA Technology s’allie à Atos pour accélérer le déploiement de Fusion AI en Afrique. Ce partenariat renforce le développement d’une architecture AI souveraine, conçue pour des usages professionnels exigeants.
Tout au long du GITEX Africa 2026, ABA Technology a enregistré une affluence soutenue sur son stand, attirant institutions marocaines, opérateurs africains et européens. Un intérêt directement dopé par l’annonce du 2 avril 2026 autour de Fusion AI, qui a rapidement imposé l’entreprise en point de convergence de l’événement.
Présentée comme un "AI Operating System", Fusion AI ne se limite pas à une solution technologique classique. La plateforme permet d’unifier des systèmes jusqu’ici cloisonnés (IT, OT et IoT) au sein d’une architecture unique, capable de piloter des agents d’intelligence artificielle autonomes. Le but est ainsi d’augmenter par l’IA des processus complexes, de sécuriser les données et de permettre aux organisations de passer de l’expérimentation à la production.

"Fusion AI structure l’intelligence là où les ERP ont structuré les transactions", a expliqué Mohamed Benouda, CEO d’ABA Technology. En d’autres termes, la plateforme agit comme une couche d’intelligence qui organise, gouverne les modèles et les agents avec l’exploitation des données en temps réel, dans des environnements souvent complexes et critiques à la fois pour l’entreprise, le gouvernement ou la science.
De brillantes perspectives
La proposition a trouvé un écho particulier auprès des décideurs présents. Chakib Alj, président de la CGEM a ainsi salué une fierté marocaine dans la Tech et l’intelligence artificielle, soulignant la portée stratégique d’une innovation conçue au Maroc, mais pensée pour des déploiements à grande échelle et à l’international.
Dans ce contexte, ABA Technology a franchi une étape clé le 7 avril lors de la signature d’un mémorandum d’entente avec Atos. L’accord positionne ce dernier comme l’intégrateur de Fusion AI sur le continent africain, avec pour mission d’étendre la plateforme auprès de ses clients (institutions, entreprises et centres de recherche) dans des environnements régulés.
"Déployer une IA véritablement souveraine, gouvernée et opérationnelle dans des environnements critiques reste un défi que peu de plateformes relèvent aujourd’hui", a souligné Safia Faraj, directrice Afrique d'Atos, non sans ajouter que Fusion AI n’est pas "une IA générique assemblée à partir de briques tierces", mais un système conçu de bout en bout, capable de répondre aux exigences de sécurité, de conformité et de maîtrise des données.
Une dimension souveraine et all-in-one
Développée, opérée et maîtrisée depuis le Maroc, Fusion AI permet aux organisations de garder le contrôle sur l’ensemble de leurs chaînes de valeur, des données jusqu’à la gouvernance cognitive, sans dépendance à des infrastructures étrangères. ABA Fusion AI s’appuie déjà sur des cas d’usage concrets comme l’optimisation de la production minière, les jumeaux numériques dans l’énergie, l’intelligence clinique ou encore le pilotage des politiques publiques.
Après les accords annoncés le 2 avril avec NVIDIA et Dell Technologies, cette collaboration avec Atos marque une accélération décisive dans la capacité d’expansion du groupe. Alors qu’ABA a enclenché une phase d’industrialisation, l’entreprise pose, grâce à Fusion AI, les bases d’une intelligence artificielle opérationnelle, conçue depuis l’Afrique pour répondre à ses propres besoins.
à lire aussi
Article : Sahara : la Roumanie confirme son soutien au plan d'autonomie sous souveraineté marocaine
La Roumanie estime qu'une "autonomie véritable sous souveraineté marocaine peut constituer une solution viable" à la question du Sahara marocain.
Article : Textes juridiques : le SGG dévoile sa nouvelle méthode
En application de l'article 20 de la loi organique relative à l'organisation et à la conduite des travaux du gouvernement, le Secrétariat général du gouvernement franchit une nouvelle étape avec la présentation d'un projet de Guide des procédures législatives et réglementaires.
Article : La croissance économique du quinquennat 2022-2026 attendue à 3,9% en moyenne
Avec une progression du PIB de 4,8% prévue en 2026 par le HCP, la moyenne annuelle sur la période 2022-2026 atteindrait 3,9%. Ce rythme dépasserait celui des deux quinquennats du PJD, mais resterait inférieur à celui du gouvernement Abbas El Fassi.
Article : Hekaya, une ambition mondiale pour les séries verticales marocaines
Après avoir longtemps regardé les histoires des autres, le public marocain pourrait bientôt voir les siennes voyager à l’international. Avec Hekaya, Mehdi Chougrad veut faire découvrir des séries marocaines en darija, doublées dans plusieurs langues et pensées pour le téléphone.
Article : Électricité. Relier le Maroc à l’Europe, oui, mais avec quels câbles ?
Alors que les projets d'interconnexion électrique se multiplient, du projet Sila Atlantik à la troisième liaison avec l'Espagne, le besoin en câbles à courant continu haute tension (CCHT), indispensables pour transporter l'électricité sur de longues distances avec peu de pertes, explose. Face à des capacités de production déjà réservées jusqu'à 2029, le Maroc peut-il transformer cette contrainte en levier stratégique ?
Article : Jouahri présente le rapport annuel de Bank Al-Maghrib au Roi Mohammed VI
Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince héritier Moulay El Hassan, a reçu, le lundi 20 juillet 2026 au palais royal à Tétouan, Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, qui a présenté au Souverain le rapport annuel de la Banque centrale.