En France, l’ANSES trace une trajectoire de réduction à l'exposition au Cadmium déjà anticipée par OCP Nutricrops
Un rapport publié le 25 mars par l’ANSES consacré à l’exposition au cadmium recommande une réduction progressive de ses apports. Une orientation qui rejoint les choix industriels anticipés d’OCP Nutricrops, engagé depuis plusieurs années dans la production d’engrais à faible teneur en cadmium. Eclairage.
La question du cadmium, métal lourd présent à l’état naturel dans les sols, revient au cœur du débat agricole et sanitaire en France.
Dans un rapport publié le 25 mars, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) appelle à poursuivre les efforts de réduction de l’exposition, en particulier via les intrants agricoles.
OCP Nutricrops en avance sur les seuils européens
Cette publication s’inscrit dans la continuité des recommandations formulées dès 2019. L’agence y défend une trajectoire où il faut atteindre un seuil de teneur en cadmium inférieur ou égal à 20 mg par kilogramme de P₂O₅ dans les produits de type engrais minéraux phosphatés, combiné à des pratiques agronomiques adaptées, afin de contenir puis réduire, à terme, la contamination des sols et des denrées alimentaires.
Une orientation qui fait écho aux choix industriels opérés en amont par OCP Nutricrops, filiale du groupe OCP. Cette dernière a engagé depuis plusieurs années une stratégie proactive de réduction du cadmium dans ses fertilisants. D'ailleurs, depuis 2025, l’ensemble des engrais qu’elle commercialise en Europe affiche une teneur inférieure à 20 mg/kg P₂O₅, soit trois fois en dessous du plafond réglementaire européen fixé à 60 mg/kg par le règlement UE 2019/1009.
Au-delà de la conformité réglementaire, cette démarche repose sur un effort important en recherche et développement. Le groupe s’appuie notamment sur les travaux de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) pour déployer des technologies de décadmiation à grande échelle, tant dans la production d’acide phosphorique que dans la formulation des engrais. Des investissements de plusieurs dizaines de millions d’euros ont été mobilisés pour accompagner cette transformation industrielle.
La présence de cadmium dans les sols résulte de plusieurs facteurs
La problématique du cadmium ne saurait toutefois se limiter aux seuls engrais. Sa présence dans les sols résulte de multiples facteurs, à la fois naturels — érosion des roches, activité volcanique, incendies — et anthropiques, tels que les retombées atmosphériques ou certains déchets.
Selon une étude commandée par le Parlement européen en 2017, les engrais phosphatés ne représenteraient ainsi que moins de 0,1% des apports annuels en cadmium dans les sols. L’INRA estime, de son côté, leur contribution à environ 2 % de l’enrichissement annuel.
Ces données ont conduit les autorités scientifiques européennes à relativiser le rôle des fertilisants dans l’accumulation globale du métal lourd. Dès 2015, le comité scientifique SCHER de la Commission européenne écartait tout risque d’accumulation significative lorsque les teneurs restent inférieures à 80 mg/kg de P₂O₅.
Dans ce contexte, le seuil de 20 mg/kg adopté par OCP Nutricrops est un choix de positionnement stratégique. Il répond certes à une exigence réglementaire, mais s’inscrit surtout dans une logique de durabilité et d’anticipation des attentes sociétales afin de contribuer à inverser, sur le long terme, la dynamique d’accumulation du cadmium dans les sols.
Cet enjeu passe également par l’évolution des pratiques agricoles. OCP Nutricrops met en avant les principes de fertilisation de précision, dits « 4R » : la bonne source, le bon dosage, le bon moment et le bon emplacement. Une approche qui vise à optimiser l’usage des intrants, en les adaptant finement aux besoins des cultures et aux spécificités des sols.
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