Les conseils d’administration de Sanlam Maroc et d'Allianz Maroc, réunis les 11 et 12 mars 2026, ont arrêté les termes d’un projet de fusion par absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc. L’opération vise à créer un acteur de référence dans le secteur de l’assurance et de la réassurance au Maroc.
Selon le communiqué, ce rapprochement permettra de constituer un groupe plus solide financièrement et mieux capitalisé, en combinant les expertises et les ressources des deux entités. L’objectif est notamment d’améliorer la qualité de service, d’accélérer l’innovation digitale et de renforcer le maillage territorial afin de proposer des offres davantage adaptées aux besoins des assurés.
À l’issue de cette fusion, Sanlam Maroc entend se positionner comme un assureur de référence sur le marché national, doté d’une gouvernance consolidée, d’une solidité financière renforcée et d’une résilience accrue face aux exigences prudentielles.
Modalités de l’opération
L’opération prendra la forme d’une fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc, accompagnée d’une augmentation de capital de Sanlam Maroc réservée aux actionnaires d’Allianz Maroc.
Dans ce cadre, la valeur des fonds propres d’Allianz Maroc a été fixée à 2,605 MMDH. La parité d’échange retenue prévoit l’attribution de deux actions Sanlam Maroc pour cinq actions Allianz Maroc.
Un calendrier conditionné aux autorisations réglementaires
La réalisation de la fusion reste soumise à plusieurs conditions suspensives. L’opération devra notamment obtenir le visa de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) sur le prospectus relatif à la fusion, ainsi que l’autorisation de l'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). Elle devra également être approuvée par les assemblées générales extraordinaires des actionnaires des deux sociétés.
Sous réserve de la réalisation de ces conditions, la fusion-absorption devrait prendre effet au début du mois de juillet 2026. À cette date, Allianz Maroc sera dissoute de plein droit, sans liquidation.
Opération Sanlam-Allianz : l’analyse du Conseil de la concurrence et les engagements des parties
