Criquets pèlerins : situation acridienne sous contrôle malgré une première apparition à Zagora
L'évolution du phénomène acridien est à ce jour contrôlée, malgré une première apparition à Zagora qui marque leur migration vers le sud-est marocain. Les opérations de lutte ont massivement réduit les zones larvaires dans les régions de Dakhla et Boujdour, où se situait le risque le plus important.
La situation acridienne continue de se développer au Maroc et principalement dans ses provinces du Sud où les criquets pèlerins persistent, malgré des opérations intensives de lutte qui ont dépassé 130.000 hectares.
Au cours des deux derniers jours, les criquets sont apparus pour la première fois depuis le début de la résurgence actuelle dans la région de Zagora, comme en témoignent plusieurs vidéos et photos récentes.
Les photos montrent bel et bien des criquets pèlerins transiens de couleur rosâtre, évoluant en groupes.


De son côté, la FAO a rendu public un bulletin d'information sur la situation acridienne du mois de mars 2026, qui fait état d'une résurgence continue des criquets dans le sud du Maroc.
Premier constat, dans la région occidentale de l'Afrique, le niveau d'alerte de la FAO est descendu du code couleur orange en février, synonyme d’une menace, au jaune en mars 2026, indiquant la prudence en mars.
Grâce aux opérations de lutte, par rapport aux mois précédents, les bandes et les groupes larvaires qui étaient concentrés dans la bande littorale entre Dakhla et Boujdour ont largement diminué et ont été remplacés par des groupes d’ailés matures.
En revanche, le nombre et la densité des criquets pèlerins ont augmenté dans la région de Guelmim, passant d’ailés solitaires à des ailés en groupes.
Dans la région d’Agadir et de Taroudant, les apparitions de criquets ont été portées par les vents qu’a connus la région et qui ont également emporté les criquets jusqu’aux îles Canaries. On ne dénombre plus que deux zones à faible densité, déjà traitées par les services de lutte.
Au cours des mois de mars et d’avril, la FAO prévoit au Maroc le développement d’une deuxième vague de groupes d’adultes et de petits essaims (de quelques centaines de mètres carrés), alors que des criquets immatures devraient continuer à se déplacer vers le nord et atteindre la maturité.
La FAO prévoit une reproduction du criquet pèlerin, notamment dans les vallées du Souss, de la Massa et du Drâa. Les opérations de prospection et de lutte devront se poursuivre à un rythme soutenu pour maîtriser la situation. Ces criquets pourraient migrer vers le Sud-Est et l’Ouest algérien, qui constituent la zone de reproduction printanière.
Malgré ces prévisions, la situation acridienne reste sous contrôle. Aucun risque majeur n'est à signaler, car aucun signe de grégarisation (phénomène où le criquet change de comportement et devient ravageur) n’a été détecté. Les opérations de lutte visent à contenir cette deuxième vague de reproduction.
Il faut préciser que la grégarisation se manifeste par des essaims très denses (concentration de criquets sur des superficies de plusieurs kilomètres, au moins 50 millions de criquets par km²), et c'est à ce stade que la situation devient menaçante pour les parcelles cultivées, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Les opérations de contrôle et de lutte continuent à un rythme accéléré, supervisées par un centre de commandement central interministériel qui a pris le relais du Centre national de lutte antiacridienne (CNLA).
Rappelons que le Maroc dispose d’une stratégie de lutte basée sur un système de suivi et de surveillance sur le terrain et par satellite, ainsi que d'une stratégie de lutte articulée autour de trois lignes de défense, appuyée par 13 postes de coordination régionale.
Actuellement, l'effort est concentré sur le front sud et sud-est, avec 7 postes de commandement régionaux activés pour contenir toute progression migratoire vers le nord.
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