Tensions géopolitiques : ouverture en rouge à la Bourse de Casa, capitalisation sous 1.000 MMDH et MASI sous 17.500 points

Bourse de Casablanca, MASIBourse de Casablanca
Par | Le 2/3/2026 à 11:05
La Bourse de Casablanca ouvre en forte baisse ce 2 mars 2026. Le MASI passe sous 17.500 points et la capitalisation retombe sous 1.000 milliards de dirhams, dans un contexte géopolitique international très tendu.

La Bourse de Casablanca creuse ses pertes en ce début de séance du 2 mars 2026. Vers 10h20, le MASI abandonne 3,61% à 17.486,26 points, évoluant nettement sous le seuil des 17.500 points.

Le MASI 20 recule de 4,34% à 1.319,81 points, tandis que le MASI ESG cède 3,16% à 1.192,31 points. Le volume global des échanges atteint déjà 92,15 millions de dirhams, signe d’une activité soutenue dans un marché orienté à la baisse. La capitalisation boursière ressort désormais à 981,27 milliards de dirhams, repassant ainsi sous le seuil symbolique des 1.000 milliards.

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Source: medias24.com

Dans le détail, les replis les plus marqués concernent notamment Jet Contractors (-9,58%), Risma (-9,23%), Vicenne (-8,99%), Colorado (-8,89%) et TGCC (-8,63%).

À contre-courant, quelques titres affichent des hausses, à l’image de SMI (+5,81%), Managem (+4,69%), BMCI (+3,33%), Minière Touissit (+3,32%) et TotalEnergies Marketing Maroc (+1,49%). Les minières profitent notamment de l’envolée de l’or dans un contexte international marqué par une recherche accrue de valeurs refuges.

Le marché reste ainsi largement orienté dans le rouge à l’ouverture, dans un climat de nervosité palpable.

Les investisseurs opèrent en effet dans un contexte géopolitique extrêmement tendu, marqué par une escalade militaire majeure au Moyen-Orient. Ces derniers jours ont été marqués par une confrontation ouverte entre, d'un côté, Israël et les États-Unis, et, de l'autre, l’Iran, avec des frappes aériennes sur le sol iranien et une attaque de Téhéran à l'encontre notamment des pays du Golfe, créant une dynamique de crise qui dépasse largement les frontières régionales.

Cette situation a amplifié les incertitudes sur les marchés internationaux, fait remonter les prix de certaines matières premières sensibles au conflit et renforcé l’aversion au risque des acteurs financiers. Dans un tel environnement, les décisions d’allocation de portefeuille, y compris au sein du marché marocain, sont influencées par une prudence accrue, chaque évolution géopolitique pesant sur le sentiment des investisseurs.

La Bourse de Casablanca n’est pas directement exposée aux développements militaires au Moyen-Orient et continue d’évoluer en fonction de ses fondamentaux propres. Néanmoins, dans un contexte international aussi tendu, le facteur psychologique joue un rôle déterminant. La prudence, l’augmentation de l’aversion au risque et les arbitrages vers des positions plus défensives peuvent ainsi peser sur les cours, indépendamment des dynamiques internes du marché.

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