Violences lors des manifestations GenZ : 48 individus condamnés à Marrakech
48 personnes ont été condamnées par la cour d’appel de Marrakech, ce mardi 17 février, à des peines allant de 6 mois à 6 ans de prison ferme. Elles ont été reconnues coupables de violences commises en marge des manifestations GenZ 212.
Jusqu’à six ans de prison ferme pour des accusés impliqués dans les violences survenues en marge des protestations GenZ 212. La cour d’appel de Marrakech a rendu, le mardi 17 février 2026, son verdict dans un important dossier relatif aux événements de violence survenus en marge desdites protestations.
Ce dossier concerne 50 accusés poursuivis pour une série de faits qualifiés de crimes et délits graves, notamment des actes de destruction, d’incendie, de violences contre des agents publics et de participation à des rassemblements non autorisés.
À l’issue des audiences, la juridiction a prononcé des peines allant de six mois à six ans de prison ferme. Les condamnations rendues ce jour concernent 48 des 50 accusés. Les deux autres accusés sont des mineurs. La cour n’a pas encore tranché sur leur cas.
Pour rappel, il ne s’agit pas des premières condamnations qui tombent dans ce sens.
Jusqu’à 6 ans de prison ferme
Voici, en détail, les condamnations tombées ce mardi 17 février :
- Quatre individus ont écopé de deux ans de prison, dont six mois ferme.
- Vingt-et-un autres ont été reconnus coupables de “délits de participation à un attroupement armé, de participation à une manifestation non autorisée, de rébellion, de dégradation volontaire de biens destinés à l’utilité publique, d’outrage à des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions et de violences commises à leur encontre ayant entraîné une effusion de sang”. Ils ont été condamnés à six mois de prison ferme chacun.
- Six accusés ont, pour leur part, été condamnés à deux ans de prison ferme chacun pour “crimes de destruction volontaire de bâtiments, d’entrave à la circulation sur la voie publique, d’entrave au trafic, et de dégradation de biens mobiliers commises en réunion et avec usage de la force ; délits de rébellion, de dégradation volontaire de biens destinés à l’utilité publique, d’outrage à des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions, et de violences commises à leur encontre ayant entraîné une effusion de sang ; ainsi que la participation à un attroupement armé et la participation à une manifestation non autorisée”.
- Quatre autres ont été reconnus coupables de “crimes d’incendie volontaire de bâtiments publics, de destruction volontaire de bâtiments, d’entrave à la circulation sur la voie publique, d’entrave au trafic, et de dégradation de biens mobiliers commises en réunion et avec usage de la force ; délits de rébellion, de détérioration volontaire de biens destinés à l’utilité publique, d’outrage à des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions, et de violences commises à leur encontre ayant entraîné une effusion de sang ; ainsi que la participation à un attroupement armé et la participation à une manifestation non autorisée”. Ils purgeront chacun une peine de trois ans de prison ferme.
- Cinq accusés ont été condamnés à quatre ans de prison ferme pour “crimes d’entente préalable en vue de commettre des crimes contre les biens, de dégradation de biens mobiliers commise en réunion avec usage de la force, et de vol qualifié”.
- Deux autres ont écopé de la même peine de quatre ans de prison ferme pour des faits similaires.
- Enfin, six accusés ont été condamnés à la peine la plus lourde, soit six ans de prison ferme chacun, pour “crimes d’entente en vue de commettre des crimes contre les biens, d’incendie volontaire de bâtiments publics, de destruction volontaire de bâtiments, d’entrave à la circulation sur la voie publique, d’entrave au trafic, de dégradation de biens mobiliers commise en réunion avec usage de la force, et de vol qualifié ; délits de rébellion, de détérioration d’un bien destiné à l’utilité publique, d’outrage à des fonctionnaires publics et de violences commises à leur encontre ayant entraîné une effusion de sang, de destruction d’effets et documents commerciaux et bancaires ; ainsi que la participation à une manifestation non autorisée et la participation à un attroupement armé”.
5 parties civiles
Le jugement précise que “sur l’action civile jointe, il est sursis à statuer jusqu’à ce qu’il soit définitivement statué à l’égard des mineurs”. Sur les 50 accusés que compte le dossier, les condamnations prononcées à ce stade concernent 48 individus.
Selon les informations disponibles sur le portail du ministère de la Justice, Mahakim.ma, cinq parties civiles se sont constituées dans cette affaire. À l’heure où nous écrivons ces lignes, leur identité n’est toutefois pas précisée.
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