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Mondial 2026. Ce que les joueurs de l’équipe nationale doivent retenir de la Coupe du monde des clubs

La Coupe du monde des clubs 2025, organisée actuellement aux États-Unis, est marquée par des conditions climatiques dantesques et quelques problèmes organisationnels. Quelles leçons doit en tirer l’équipe nationale, presque assurée de disputer le Mondial 2026 sur le continent américain ? Éléments de réponse.

Mondial 2026. Ce que les joueurs de l’équipe nationale doivent retenir de la Coupe du monde des clubs
Credits@AFP
C. C.
Le 2 juillet 2025 à 17h23 | Modifié 2 juillet 2025 à 17h36

Demi-finaliste du Mondial 2022, le Maroc sera attendu au tournant lors de la prochaine édition à laquelle il est assuré de participer, à moins d’un cataclysme. Outre les adversaires qui ne regardent plus du même œil les Lions de l’Atlas, le climat ne risque pas de leur faciliter la tâche. Tout comme les distances à parcourir.

Le Canada et le Mexique accueilleront quelques matchs (26). Toutefois, la majorité des rencontres seront organisées aux États-Unis (78 matchs). La Coupe du monde des clubs est donc une sorte de répétition grandeur nature, qui soulève une multitude de problématiques, en particulier des conditions de jeu parfois extrêmes.

Mondial 2026. Ce que les joueurs de l’équipe nationale doivent retenir de la Coupe du monde des clubs

Alors que la compétition n’est pas encore achevée, six matchs ont été retardés ou interrompus à cause d’orages violents :

  • Ulsan Hyundai – Mamelodi Sundowns (Orlando) ;
  • RB Salzbourg – Pachuca (Cincinnati) ;
  • Palmeiras – Al-Ahly (New Jersey) ;
  • Benfica – Auckland City (Orlando) ;
  • Auckland City – Boca Juniors (Memphis) ;
  • Benfica – Chelsea (Charlotte).

Ainsi, près de huit heures de temps de jeu ont été perturbées. En cause, un protocole météorologique strict, appliqué notamment en cas d’éclair dans un rayon de 16 kilomètres du stade. Ces interruptions qui n’enchantent guère les acteurs dessinent un scénario qui a une forte probabilité de se répéter dans un an.

Selon les climatologues, la période juin-juillet est propice aux orages dans le Midwest et le sud-est des États-Unis où se situent plusieurs stades hôtes (Miami, Atlanta, Dallas, Houston…). De surcroît, la chaleur et le taux d’humidité élevés n’étaient pas les alliés des joueurs.

À Miami, lors du match de la Juventus contre le Real Madrid, dix joueurs ont demandé à sortir, épuisés par l’humidité. À Pasadena, le Paris Saint-Germain a joué sous 35 °C à midi. Des pauses fraîcheur ont été instaurées, mais elles ne semblent pas suffisantes.

"Ce n’est pas du football, c’est une blague. Si on suspend six ou sept matchs à cause du climat, alors ce n’est pas l’endroit approprié pour organiser une compétition comme celle-ci", s’est insurgé Enzo Maresca, l’entraîneur de Chelsea.

Et d’ajouter : "Pendant ces interruptions, les joueurs mangent, rient, parlent avec leurs familles… Comment veux-tu qu’ils reprennent avec la même intensité après presque deux heures d’arrêt ?", a ajouté le coach italien des Blues, dont la rencontre face à Benfica a été longuement interrompue.

Ces conditions affectent sensiblement la qualité des prestations proposées par les équipes, dont les joueurs ont tendance à plonger physiquement en deuxième mi-temps. Ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour les Lions de l’Atlas qui ont démontré leurs limites dans des conditions similaires lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations 2023, en Côte d’Ivoire. 

Des matchs programmés à 9 h du matin ?

En guise de solution, la FIFA envisage de faire jouer certains matchs dès 9 heures du matin afin d’éviter les pics de chaleur, selon plusieurs sources médiatiques (The Sun et The Guardian). Une décision qui ferait date dans l’histoire du football international. Mais si cette solution préserve la santé des joueurs, elle soulève plusieurs écueils.

Les diffuseurs craignent une baisse d’audience en Europe et en Afrique. Les footballeurs, peu habitués à jouer si tôt, devront adapter leur préparation. Mais les Jeux olympiques ont montré que ce n’était pas impossible. Lors des éditions de Tokyo et Rio, de nombreuses compétitions se sont tenues à 8 h ou 9 h du matin.

L’autre grande leçon de cette édition, ce sont les problèmes d’accès au territoire américain. Plusieurs cas ont fait parler d’eux. Le défenseur de Boca Juniors, Ayrton Costa, a vu sa demande de visa refusée à deux reprises, avant d’être autorisé à rejoindre ses coéquipiers à la dernière minute. L’avant-centre syrien du Wydad Athletic Club, Omar Al Somah, a lui aussi vécu la même mésaventure.

Pour de nombreuses délégations et leurs supporters, le processus de visa s’annonce long et incertain, en raison des délais d’attente selon les pays. Pour les supporters marocains, mais aussi pour les staffs, les journalistes et les bénévoles, une logistique administrative devra être mise en place et il faudra s’y prendre bien en amont de la compétition.

S’agissant des Lions de l’Atlas, cela implique une préparation physique encore plus méticuleuse pour ne pas être trop pénalisés par les conditions climatiques. Les supporters et autres journalistes auront également du pain sur la planche pour garantir leur présence sur le sol américain à temps.

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C. C.
Le 2 juillet 2025 à 17h23

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