img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Maroc-Turquie : une réunion de haut niveau pour évaluer l’accord de libre-échange

À l’approche de la réunion annuelle Maroc-Turquie sur l’accord de libre-échange, la renégociation du texte en raison du déficit commercial est évoquée par des médias. Selon nos sources, il s’agit d’une réunion périodique durant laquelle la renégociation de l'ALE n’est pas, officiellement, à l’ordre du jour.

La renégociation de l'ALE Maroc-Turquie n'est pas officiellement à l'ordre du jour.
Par
Le 22 juin 2025 à 12h30 | Modifié 22 juin 2025 à 12h55

La renégociation de l'accord de libre-échange (ALE) avec la Turquie n'est pas officiellement à l'ordre du jour de la prochaine réunion mixte entre le Maroc et la Turquie. "Une telle démarche n'est pas posée sur la table", nous assure une source sûre.

Notre source explique que la réunion entre les représentants marocains et turcs, prévue prochainement en Turquie, s’inscrit dans le cadre périodique de suivi de l’accord de libre-échange liant les deux pays.

"Ce cycle de concertation, organisé une fois au Maroc et une fois en Turquie en alternance, ne vise pas à rouvrir officiellement le dossier de la renégociation", nous précise une source informée.

Il s’agit d’un mécanisme de dialogue technique inscrit dans le fonctionnement normal de l’accord, visant à assurer un suivi régulier de sa mise en œuvre et à identifier les points susceptibles d’être optimisés à court et moyen terme.

La réunion sera présidée par Omar Hejira, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie et du commerce, chargé du Commerce extérieur, accompagné d’une délégation de hauts responsables et directeurs.

Cette réunion permet aux deux parties d’évaluer l’état des engagements réciproques, de passer en revue les éventuelles difficultés opérationnelles et d’échanger sur les possibilités d’amélioration de certains volets, sans que cela ne constitue une relance officielle de renégociation.

Cependant, rien n’empêcherait qu’une révision de l’accord de libre-échange avec la Turquie soit évoquée à l’avenir. Mais à ce stade, une renégociation de l’accord n’est pas officiellement à l’ordre du jour.

Maroc-Turquie : le déficit en hausse continue

En arrière-plan de cette rencontre, le Maroc continue d’enregistrer un déficit commercial structurel vis-à-vis de la Turquie. Ce déséquilibre s’explique par plusieurs facteurs combinés. D’une part, la dépréciation continue de la livre turque renforce significativement la compétitivité-prix des produits turcs sur le marché marocain.

D’autre part, la plateforme industrielle turque, particulièrement développée dans les secteurs du textile, de l’habillement, de l’ameublement ou encore de l’électroménager, dispose d’une densité productive et logistique qui facilite ses performances à l’export.Les importations ont presque triplé entre 2014 et 2024, frôlant désormais les 40 MMDHSur la décennie 2014-2024, les échanges commerciaux entre le Maroc et la Turquie ont connu une dynamique fortement déséquilibrée, marquée par une progression soutenue des importations en provenance de Turquie et une stagnation relative des exportations marocaines vers ce marché.

Les importations ont presque triplé en dix ans, passant de 14,4 MMDH en 2014 à 39,3 MMDH en 2024, soit une hausse de 173%. En parallèle, les exportations marocaines à destination de la Turquie ont progressé de manière modérée, passant de 4,6 MMDH à 11,6 MMDH sur la même période.

Les importations marocaines de Turquie augmentent. Une révision des accords n’est pas impossible.

Malgré cette progression apparente des exportations, l’écart entre les deux flux s’est creusé de façon structurelle. Le déficit commercial, qui s’élevait à 9,9 MMDH en 2014, a été multiplié par près de trois en dix ans pour atteindre un niveau de 27,6 MMDH en 2024.

Par ailleurs, il est à noter que les échanges commerciaux entre le Maroc et la Turquie sont dominés par des produits industriels. Le premier poste d’exportation marocain vers la Turquie concerne les véhicules automobiles, tracteurs, cycles et autres engins terrestres. Viennent ensuite les engrais, puis les machines, appareils électriques et équipements d’enregistrement.

Du côté des importations, le Maroc importe des réacteurs, chaudières, machines et appareils mécaniques, ainsi que des produits en fonte, fer et acier.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 22 juin 2025 à 12h30

à lire aussi

Face à la concurrence internationale, les atouts cachés de la céramique made in Maroc
Mines

Article : Face à la concurrence internationale, les atouts cachés de la céramique made in Maroc

Riche en matières premières et structurée autour d'une industrie intégrée, la filière céramique marocaine ploie néanmoins sous le poids des importations massives, des pratiques de dumping régulièrement dénoncées et d'une facture énergétique en forte hausse. Pour les industriels, le salut passera par une synergie accrue afin de favoriser la montée en gamme.

Transport routier international : le secteur “à l’agonie” face au casse-tête Schengen
ECONOMIE

Article : Transport routier international : le secteur “à l’agonie” face au casse-tête Schengen

La problématique du régime d’entrée et de sortie des transporteurs routiers marocains de marchandises à l’international reste, à ce jour, sans issue. Malgré les discussions engagées du côté marocain, le dossier reste bloqué, dans l’attente d'une décision européenne. Cette situation continue de peser lourdement sur un secteur déjà fragilisé.

Akdital et Vicenne : comment les deux groupes comptent prolonger leur succès en bourse
Actus

Article : Akdital et Vicenne : comment les deux groupes comptent prolonger leur succès en bourse

Akdital et Vicenne continuent de porter la thématique santé en bourse après des parcours impressionnants depuis leur introduction. Pourtant, le marché devient progressivement plus exigeant et évalue désormais la capacité des deux groupes à prolonger leur croissance, à maintenir leur rentabilité et à ouvrir de nouveaux relais de développement, notamment à l’international et dans les technologies médicales.

Le Prince héritier Moulay El Hassan préside l’ouverture du Morocco Gaming Expo 2026 à Rabat
NATION

Article : Le Prince héritier Moulay El Hassan préside l’ouverture du Morocco Gaming Expo 2026 à Rabat

Sous le haut patronage du Roi Mohammed VI, la 3e édition du salon dédié au gaming et à l’eSport se tient du 20 au 24 mai 2026, avec un focus sur le “Talent marocain”, des tournois, des forums professionnels et des espaces B2B destinés à structurer un écosystème national en plein essor.

Sahara : Washington durcit le ton face au polisario et réitère son soutien au plan d’autonomie marocain
Quoi de neuf

Article : Sahara : Washington durcit le ton face au polisario et réitère son soutien au plan d’autonomie marocain

L'ambassadeur des États-Unis au Maroc, Duke Buchan, a réaffirmé ce mardi 19 mai 2026 la position stratégique de Washington sur le dossier du Sahara.

Le Maroc lève 2,25 milliards d’euros à l’international
Actus

Article : Le Maroc lève 2,25 milliards d’euros à l’international

La levée lancée par le Maroc a abouti ce mardi 19 mai à 2,25 milliards d’euros.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité