Omar Hilale : “L’Algérie souffre d’une pathologie schizophrénique incurable”
En réponse aux déclarations de son homologue algérien, l’ambassadeur du Maroc auprès de l’ONU a dénoncé les contradictions du discours d’Alger sur le Sahara marocain. Lors du séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU, Omar Hilale a souligné que l’Algérie revendiquait un rôle d’observateur tout en bloquant le processus politique, en finançant le Polisario et en menant des campagnes diplomatiques hostiles au Maroc.
Le séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24), qui vient de clore ses travaux à Dili, au Timor oriental, a été marqué par les habituelles joutes oratoires maroco-algériennes, sous la forme de deux droits de réponse.
Fidèle à ses philippiques, provocations véhémentes et allégations fallacieuses, le chef de la délégation algérienne s’est élevé contre ce qu'il a appelé la singularisation de son pays dans le discours du Maroc, prétextant qu’il n’est pas partie prenante dans le différend du Sahara marocain.
L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU lui a répondu "qu’il n’a fait que rappeler des faits et actes réels assumés ouvertement par l’Algérie". Et Omar Hilale de s’interroger : "Qui a créé le polisario? C’est bien l'Algérie. Où se trouve-t-il ? Sur le territoire algérien. Qui le finance ? C’est l’Algérie. Qui mène les campagnes diplomatiques contre le Maroc ? C’est encore l’Algérie". C’est la raison pour laquelle l'Algérie est citée à cinq reprises dans chacune des dernières résolutions du Conseil de sécurité, a-t-il ajouté.
L'Algérie n'est pas partie, mais en même temps elle s’oppose depuis trois ans à la reprise du processus politique, bloquant ainsi le règlement politique de ce différend régional
Réagissant au pseudo statut d’observateur de l'Algérie, l’ambassadeur a constaté que "malheureusement l’Algérie souffre d’une pathologie schizophrénique incurable. Elle n'est pas partie, mais en même temps elle s’oppose depuis trois ans à la reprise du processus politique, bloquant ainsi le règlement politique de ce différend régional’’.
À son tour, Omar Hilale a reproché au diplomate algérien "d’utiliser un logiciel obsolète parce que le narratif de l'Algérie s'est arrêté à l’an 2000 et a passé sous silence les importants développements survenus durant ces vingt-cinq dernières années", s’interrogeant "pourquoi l'Algérie ne se réfère jamais aux résolutions du Conseil de sécurité depuis 2000 ?".
"L'Algérie ne les cite jamais, parce qu'ils contredisent les fondements de sa position, en actant l’enterrement du référendum, en reconnaissant la prééminence de l'initiative marocaine d’autonomie, en responsabilisant expressément l'Algérie et en constatant le momentum international en faveur de l’initiative marocaine. Ce que l'Algérie persiste à ignorer en recourant à un discours monomatique sur la seule période du début de ce différend et non sur ses évolutions diplomatiques positives jusqu’à ce jour, a-t-il précisé.
Actuellement, Alger est la mecque de la déstabilisation. Elle est la mecque des groupes terroristes, du séparatisme et de tous ceux qui veulent prendre les armes contre leur propre pays
Réagissant à la prétention du diplomate algérien que son pays a été et demeure la mecque des mouvements de libération africains, l’ambassadeur Hilale lui a répondu que "c’était peut-être un mythe durant les années soixante. Mais actuellement, Alger est la mecque de la déstabilisation. Elle est la mecque des groupes terroristes, du séparatisme et de tous ceux qui veulent prendre les armes contre leur propre pays", constatant que "malheureusement la politique de déstabilisation de l'Algérie au Maghreb et au Sahel a ouvert un large boulevard au terrorisme d’Al-Qaeda et de Daesh en Afrique”.
Enfin, Omar Hilale a démystifié la forfanterie du chef de la délégation algérienne au sujet du droit à l’autodétermination en l’interpellant que "pour crédibiliser son discours, l’Algérie se doit tout d'abord d’offrir ce droit à ceux qui vivent sur son propre territoire, le peuple kabyle, et dont la revendication de son droit à l’autodétermination remonte bien avant la création même de l’État algérien".
(Avec MAP)
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