L'Égypte importera 8.000 voitures du Maroc en 2026 (source autorisée)
Selon une source autorisée, le voyage d’une délégation d’hommes d’affaires marocains en Égypte a permis d’obtenir plusieurs commandes égyptiennes. Les importateurs se sont en effet engagés à multiplier par 20 le nombre de véhicules acquis d’ici à 2026 et à transmettre leurs besoins au Maroc, qui pourra de cette manière atteindre 500 millions de dollars d’exportations à cet horizon.
"Notre délégation en Égypte, qui était composée d’une quarantaine d’exportateurs marocains, a eu un impact très positif en attirant près de 150 opérateurs égyptiens intéressés par nos produits", s’est félicité notre source en affirmant que le Forum maroco-égyptien de l’investissement et du commerce, tenu au Caire le 4 mai dernier, va booster les relations commerciales bilatérales.
"L’Égypte veut importer 8.000 voitures en 2026 contre seulement 400 en 2024"
Tout en se voulant prudent, notre interlocuteur insiste sur la volonté du gouvernement égyptien de développer les échanges des 2 pays, notamment les importations de voitures produites au Maroc.
En effet, depuis la visite au Royaume en février dernier du ministre de l'Investissement et du commerce extérieur de la république d'Égypte Hassan El Khatib, l’Égypte a déjà importé 3000 véhicules et devrait, à la fin de l'année en cours, en acquérir 5.000 contre seulement 400 en 2024.
Et d’ajouter que les autorités égyptiennes se sont engagées à multiplier par 20 le nombre de véhicules importés, soit 8.000 automobiles, d’ici 2026, et à porter le montant des échanges commerciaux à 500 millions de dollars au même horizon.
"Une offre marocaine élargie pour diversifier les importations égyptiennes"
"Afin de diversifier nos exportations, notre délégation a proposé aux importateurs égyptiens des produits issus des secteurs de l'agriculture, des industries agroalimentaires, des produits de la mer, de l'industrie automobile, des industries électriques et électroniques, pharmaceutique et des dispositifs médicaux, de la réparation et du démantèlement naval, des services d'ingénierie et de développement, des cosmétiques, de l'industrie chimique et enfin de l’industrie du textile", liste notre source en ajoutant qu’une commission commune se réunira périodiquement pour identifier les secteurs porteurs en termes d’import-export des deux pays.
Pour cela, les deux gouvernements ont décidé de créer une semaine du Maroc qui sera organisée en Égypte et une autre égyptienne qui aura lieu dans le royaume, dans une démarche win-win qui permettra de développer les échanges bilatéraux, mais également vers les marchés africains et européens.
"Un rapprochement maroco-égyptien pour investir le marché africain"
Cette initiative permettra de mieux se coordonner dans les forums internationaux et continentaux, mais aussi de renforcer les échanges commerciaux avec les pays africains dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
De cette manière, le Maroc bénéficiera de la présence et des avantages de l'Égypte sur les marchés d'Afrique de l'Est, et la partie égyptienne de l’expérience marocaine dans les pays d'Afrique de l'Ouest, sur la base des opportunités d'intégration entre les deux parties, ainsi que de la coordination concernant les marchés africains ciblés pour développer les échanges commerciaux.
"Le Maroc veut proposer une offre plus compétitive que les autres exportateurs vers l’Égypte."
Dans un souci d’efficacité et de trouver des niches inexploitées, notre interlocuteur a demandé aux autorités égyptiennes de transmettre à la délégation marocaine la liste des produits et services importés par l’Egypte qui sont fournis par les exportateurs d’autres pays, notamment européens.
En d’autres termes, tous les produits que le Maroc n’exporte pas encore mais est capable de fabriquer à l’avenir seront proposés au marché égyptien à des prix plus compétitifs.
"Éliminer les obstacles actuels pour développer les relations commerciales"
À la dernière question portant sur le délai nécessaire pour équilibrer la balance commerciale déficitaire du Maroc, notre source estime qu’il est trop tôt pour répondre à cette question. Toutefois, elle indique que tous les moyens nécessaires ont été mis en œuvre pour y arriver à moyen terme.
Les deux parties ont en effet convenu de collaborer pour éliminer les obstacles qui affectent les flux commerciaux et d’encourager les secteurs privés des deux pays à exploiter les opportunités commerciales ou d’investissement pour équilibrer à terme la balance commerciale entre les 2 pays.
Une plateforme de coopération conjointe et un comité mixte composé de représentants des secteurs public et privé des deux pays permettront en effet de faciliter les échanges commerciaux et de prendre toutes les mesures nécessaires pour encourager une coopération accrue du secteur privé.
S’appuyant sur les excellentes relations politiques entre les deux chefs d’État, notre interlocuteur conclut son propos en affirmant que l’optimisme commercial est plus que jamais d’actualité.
Commerce Maroc–Égypte : les secteurs et entreprises qui participent à la mission économique au Caire
Commerce Maroc-Égypte : une réunion décisive de haut niveau prévue à Rabat
Le Maroc et l'Égypte explorent des solutions pour équilibrer leurs échanges commerciaux
À découvrir
à lire aussi

Article : Le Maroc a versé 3 millions de dollars au Conseil de la paix, selon le Financial Times
Le Financial Times révèle dans un article consacré au Conseil de la paix les montants des contributions du Maroc et des Émirats arabes unis.

Article : Décès du philosophe et sociologue français Edgar Morin à l'âge de 104 ans
Le philosophe et sociologue français Edgar Morin, théoricien du concept de la "pensée complexe", est décédé vendredi à l'âge de 104 ans, rapportent des médias français.

Article : Monopole postal : CTM Messagerie condamnée à son tour
La filiale du groupe CTM rejoint la liste des opérateurs de livraison condamnés dans les actions engagées par Barid Al-Maghrib autour du périmètre postal réservé.

Article : CAN U17. Faut-il vraiment tout remettre en question ?
Entre l’élimination de l’équipe nationale en demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations U17 et le match pour la 3ᵉ place face à l’Égypte, prévu lundi 1ᵉʳ juin à 20h, une vague de frustration s’est emparée des supporters, provoquant un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Dans l’œil du cyclone, Thiago Lima Pereira et Fathi Jamal ont été la cible de critiques acerbes. À tort ou à raison ?

Article : Interpellation du principal suspect dans l’affaire d’incitation d’un enfant à consommer une boisson soupçonnée d’être alcoolisée
Les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire ont procédé, vendredi, sur la base d’informations précises fournies par les services de la DGST, à l'interpellation, près de la ville de Benslimane, du principal suspect dans l’affaire d’incitation d’un mineur à consommer une substance soupçonnée d’être alcoolisée, et dont la vidéo a été largement relayée sur les réseaux sociaux, indique un communiqué de la DGSN.

Article : Iran: Trump va prendre une “décision définitive” vendredi sur un possible accord avec Téhéran
Le président Donald Trump a annoncé vendredi qu’il s’apprêtait à prendre une "décision finale" sur un possible accord avec l’Iran, après avoir exposé les principales conditions posées par Washington en vue d’un règlement du conflit avec Téhéran.

