LGV : l’ONCF relance un marché d’infrastructures électriques pour 463 MDH
L’ONCF a relancé un grand marché pour la construction et la modernisation de ses équipements électriques. Estimé à plus de 460 MDH, ce marché vise à renforcer l’alimentation en électricité de la ligne, à améliorer la télécommande des installations et à préparer les essais des rames en 25 kV.
Dans le cadre du projet de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a relancé un grand marché d’infrastructures électriques.
Ce marché, annulé récemment en raison de modifications majeures des données techniques et économiques, est de nouveau ouvert à la concurrence. L’ouverture des plis et l’annonce des candidats retenus sont prévues pour le 19 juin 2025.
Trois lots pour un budget total de 463 MDH
Le marché est divisé en trois lots, pour un montant global estimé à 463 millions de DH :
- Lot 1 (240 MDH) : construction de nouvelles sous-stations de traction électrique, qui alimenteront la ligne ferroviaire en courant continu 3 kilovolts (3 KV). Onze sous-stations seront construites entre Casablanca, Rabat, Marrakech et leurs environs, ainsi que des équipements spécifiques pour l’alimentation des technicentres de maintenance à Fès, Nouaceur et Marrakech.
- Lot 2 (101 MDH) : transformation de postes électriques existants en véritables sous-stations et renforcement de plusieurs installations déjà en service, afin de répondre aux nouveaux besoins de la future LGV.
- Lot 3 (122 MDH) : mise en place d’un système de télécommande à distance depuis Rabat, permettant de piloter les équipements électriques (sous-stations, interrupteurs, sectionneurs) installés le long de la ligne entre Fès et Marrakech.
Des travaux sur plus de deux ans
Les délais d’exécution prévus sont de 24 mois pour les lots 1 et 2, et de 30 mois pour le lot 3.
L’électricité est l’un des éléments les plus critiques pour une ligne ferroviaire à grande vitesse. Les sous-stations permettent de transformer et d’acheminer l’énergie nécessaire à la traction des trains. Quant au système de télécommande, il assure le bon fonctionnement à distance des équipements et garantit la sécurité de l’exploitation.
Actuellement, le réseau électrique ferroviaire 3 kV est déjà alimenté par 53 sous-stations et 15 postes de sectionnement. Tous sont pilotés depuis deux centres de supervision à Rabat. Le marché relancé vise à adapter ce système à l’extension de la ligne vers Marrakech.
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