En 2023-2024, les publications numériques ne dépassaient pas 9% de la production éditoriale marocaine
En 2023-2024, la production éditoriale marocaine a atteint 3.725 titres, en hausse de 6,98% par rapport à 2022-2023. Les publications numériques représentent 8,97% (334 titres). Les publications en langue amazighe, au nombre de 57, représentent 1,78% de l’ensemble des ouvrages imprimés.
Comme chaque année, la tenue du Salon international de l'édition et du livre (SIEL) au Maroc est l'occasion pour la Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les études islamiques et les sciences humaines de présenter son rapport annuel. Ce document suit les tendances de l'édition marocaine dans les domaines de la littérature et des sciences humaines et sociales.
En 2023-2024, la production éditoriale marocaine a atteint 3.725 titres, soit une progression de 6,98% par rapport à 2022-2023. Les publications imprimées représentent 91,03% (3.391 titres), contre 8,97% pour les publications numériques (334 titres).
Seules 1,78% des publications imprimées sont en langue amazighe
La répartition linguistique montre une domination de l'arabe (79,43%), suivi du français (16,86%) et de l'anglais (1,83%). Les publications numériques sont majoritairement en français, notamment dans les domaines de l'économie, des sciences sociales et de la gestion.
Par champs disciplinaires, la création littéraire (roman, nouvelle, poésie, théâtre) arrive en tête avec 721 titres (22,46%), suivie des études juridiques (14,39%), historiques (11,77%), islamiques (9,85%) et sociologiques (8,76%). En revanche, les disciplines comme la philosophie, la linguistique, l'éducation ou la psychologie restent peu représentées.
Concernant la langue amazighe, 57 titres ont été publiés, soit 1,78% des publications imprimées. La région de Souss-Massa, notamment Agadir, concentre près de 30% de cette production, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (24,56%).
La création littéraire domine également dans cette langue avec 47 titres (82,45%). On y retrouve des romans, des nouvelles, des recueils de poésie et des pièces de théâtre. Les alphabets utilisés varient : tifinagh (14 titres), latin (14 titres), arabe (1 titre), ainsi que des publications mixtes.
Parmi les traductions en amazighe figurent des œuvres de Gibran Khalil Gibran, John Steinbeck, T.S. Eliot et Miguel de Cervantes.
Moins de traductions, peu d’éditeurs spécialisés
Les traductions représentent 5,82% de la production éditoriale au Maroc, avec 187 titres publiés, en léger recul par rapport à l’année précédente (193 titres, soit 6,46%). La majorité (80,21%) a été traduite vers l’arabe, principalement à partir du français, de l’anglais et de l’espagnol.
L’absence d’éditeurs spécialisés se confirme : de nombreuses traductions sont publiées à compte d’auteur ou par quelques maisons actives comme Afrique Orient, le Centre culturel du livre ou l’IRCAM.
Les œuvres traduites sont majoritairement littéraires (31,55%), suivies par les études historiques, sociales, philosophiques et politiques.
Le Maroc reste le sujet central : plus de 60 titres lui sont consacrés (32,08%), couvrant histoire, mémoires, études anthropologiques ou questions politiques, notamment le Sahara marocain.










à lire aussi

Article : Can U17. Le Maroc défait par l’Égypte et finit hors du podium (0-2)
En dépit de leur bonne volonté, les Lionceaux de l’Atlas se sont fait piéger par l’Égypte lors du match pour la 3e place de la Coupe d’Afrique des nations U17, ce lundi 1er juin au Complexe Mohammed VI de Salé (0-2). Une nouvelle déception qui nourrira sans doute les ambitions d’Iliane Hadidi et ses coéquipiers lors du Mondial de la catégorie, en novembre prochain.

Article : Carburants : les prix à la pompe ont globalement suivi les cours internationaux (Conseil de la concurrence)
Entre le 1er mars et le 16 mai 2026, les prix des carburants au Maroc ont globalement évolué dans le même sens que les cotations internationales, selon une nouvelle analyse du Conseil de la concurrence.

Article : Gaz marocain : pourquoi Sound Energy quitte Tendrara au moment où le projet démarre enfin
Endettée et incapable de financer la phase II, la compagnie britannique cède ses dernières parts à Mana Energy alors que la production commerciale est attendue au T3-2026. Pour le Maroc, ce retrait pourrait accélérer le développement d’un projet stratégique pour la production locale de gaz et l’alimentation électrique via le gazoduc Maghreb-Europe.

Article : WAFIRA II : 3.000 travailleurs marocains attendus en Espagne et en France d’ici 2028
Financé à 95% par l’Union européenne, ce programme de migration circulaire cible notamment l’agriculture et le transport routier, avec un accompagnement des bénéficiaires avant leur départ et à leur retour, ainsi qu’un volet dédié à l’entrepreneuriat.

Article : Ponts de l'Aïd : l'économie marocaine y laisse quelques milliards, selon nos estimations
Les deux journées de congé exceptionnel accordées en 2026 à l’occasion de Aïd al-Fitr et Aïd al-Adha pourraient coûter entre 3,6 et 6 MMDH, soit près de 0,4% du PIB, selon nos calculs. Une perte loin d’être négligeable pour une économie où la production reste encore fortement dépendante du travail.

Article : Maroc-Madagascar : quelle heure, quelles chaînes
Dans le cadre de ses préparatifs intensifs pour la Coupe du monde de football 2026, la sélection nationale affronte son homologue de Madagascar lors d'une rencontre amicale ce mardi 2 juin 2026 au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.





