Protection des deniers publics : le droit d’ester en justice divise toujours Ouahbi et les associations
Un véritable bras de fer oppose le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, aux associations de protection des deniers publics concernant leur droit d’ester en justice en matière de criminalité financière. Elles dénoncent les restrictions prévues par l’article 3 du projet de code de procédure pénale qui limite leur capacité à intervenir dans les affaires de corruption.
Les associations de protection des deniers publics continuent de dénoncer l’article 3 du projet de code de procédure pénale qui limite leur droit d’ester en justice en matière de criminalité financière.
Cette fois-ci, c’est au tour de l’Organisation marocaine pour la protection des deniers publics qui a vivement réagi aux déclarations du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, lors de la réunion de la Commission de la justice de la Chambre des représentants, le 11 mars dernier.
Dans un récent communiqué, l'ONG exprime une forte condamnation de ces propos, qu’elle juge contraires aux principes de transparence, de responsabilité et de bonne gouvernance. Et met en garde contre les conséquences d’une remise en cause des mécanismes de lutte contre l’enrichissement illicite, soulignant que cela pourrait profiter à des responsables politiques et à des élus.
L’Organisation marocaine pour la protection des deniers publics rejette catégoriquement les justifications avancées par le ministre et dénonce les tentatives de restreindre la portée des législations anticorruption.
L’article 3 qui fait débat
Ledit communiqué critique également certaines dispositions du projet de code de procédure pénale, notamment son article 3, qui, selon l’organisation, va à l’encontre des exigences d’une lutte efficace contre la corruption. Elle insiste sur la nécessité d’une législation garantissant la transparence et la responsabilité des gestionnaires publics.
Par ailleurs, l’organisation dénonce une orientation politique visant à affaiblir le cadre législatif de lutte contre la corruption, en contradiction avec les principes de démocratie participative inscrits dans la Constitution marocaine. Elle rappelle que le Maroc est signataire de conventions internationales en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption, et que tout affaiblissement de ces mécanismes constituerait une violation des engagements internationaux du pays.
L’Organisation marocaine pour la protection des deniers publics appelle ainsi les forces vives de la société civile à se mobiliser contre toute initiative compromettant la transparence et la justice sociale. Elle affirme sa détermination à poursuivre son action pour la protection des deniers publics et la défense des intérêts des citoyens.
Pour rappel, le ministre de la Justice a récemment pris part à ce débat à l’occasion d’un événement organisé à l’Université internationale de Rabat (UIR). À cette occasion, le ministre s’est arrêté sur l’article 3 du projet de code de procédure pénale pour affirmer avoir été particulièrement "sévère" sur ce point et a présenté des chiffres pour illustrer l’ampleur du problème, estimant que ce sont "les chiffres qui parlent le mieux".
Selon lui, les procédures sont longues suite aux dénonciations faites par les associations parce que ces dernières ne fournissent pas d’éléments de preuve. "Cela revient à demander au parquet d’enquêter pour trouver une infraction imputable à la personne mise en cause", a-t-il déclaré.
À découvrir
à lire aussi
Article : Driss El Azami: “We are working to come first” as the PJD sets out its ambitions and hints at surprises
Five months ahead of the September 2026 parliamentary elections, Driss El Azami El Idrissi, the PJD’s first vice-secretary general, appeared on Médias24’s “12/13”. Mixing assessment, measured self-criticism and electoral ambition, he defended the trajectory of a party seeking to reclaim its place in the political landscape.
Article : Dakhla: 500 MW green data center megaproject launched to bolster Morocco’s digital sovereignty
An agreement between several public institutions launches the studies that will define the program’s economic model, governance, and financing arrangements.
Article : Olive : Kamal Ben Khaled élu à l’unanimité à la tête d’Interprolive
Kamal Ben Khaled a été élu à l’unanimité président de l’Interprofession marocaine de l’olive (Interprolive), à l’issue des travaux du conseil d’administration tenu le mercredi 15 avril 2026, ouvrant une nouvelle phase pour l’organisation dans un contexte marqué par les défis économiques et climatiques de la filière.
Article : Football. Ayyoub Bouaddi, l’ascension d’un prodige discret
Phénomène de précocité, le milieu de terrain d’origine marocaine brille par la maturité de ses prestations qui le rendent quasiment indispensable à l’entrejeu lillois. Son profil box-to-box serait un atout de poids pour les Lions de l’Atlas en vue des prochaines échéances.
Article : Le groupe polonais KGHM oriente ses investissements miniers vers le Maroc et l'Europe
Le groupe minier polonais KGHM Polska Miedź S.A. oriente ses investissements vers le Maroc et l’Europe, confirmant l’intérêt stratégique croissant pour le Royaume, selon une annonce de l’ambassade de Pologne et des déclarations à Reuters.
Article : Casabus : des bus jusqu’à 22 h sur 14 lignes à Casablanca dès le 20 avril 2026
À compter du 20 avril 2026, le réseau de Casabus étend ses horaires en soirée sur plusieurs lignes clés, avec un dernier départ à 22 h, pour offrir un service mieux adapté aux déplacements du quotidien et plus accessible aux Casablancaises et aux Casablancais.