À Laâyoune, Gérard Larcher souligne “l’importance” de renforcer la présence diplomatique et consulaire française dans la région
En visite à Laâyoune, le président du Sénat français, Gérard Larcher, a mis en avant la volonté de la France de renforcer sa présence diplomatique et consulaire dans la région.
Dans un discours prononcé devant un auditoire composé de personnalités marocaines, dont le président de la Chambre des conseillers, le président de la région Laâyoune Sakia El Hamra, le président du Conseil communal de Laâyoune, le wali de la région Laâyoune Sakia El Hamra et l’ambassadeur de France au Maroc, Gérard Larcher a qualifié cette rencontre de "moment singulier" dans les relations entre la France et le Maroc.
Il a évoqué plusieurs initiatives visant à renforcer la coopération entre les deux pays. Il a notamment mentionné le lancement de l’Alliance française à Laâyoune, symbole d’une volonté accrue de coopération culturelle et éducative. "Notre action consulaire sera amenée à s’y déployer", a-t-il ajouté, soulignant l’importance de renforcer la présence diplomatique et consulaire française dans la région.
Il a également annoncé que les entreprises françaises étaient prêtes à s’engager aux côtés du Maroc dans des projets de développement, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et de la gestion de l’eau. "Nous savons que des déserts, grâce au génie des hommes, peuvent se transformer en oasis ", a-t-il déclaré, insistant sur le potentiel de coopération dans ces domaines.
Sur le plan diplomatique, M. Larcher a appelé à renforcer la "diplomatie parlementaire", un outil essentiel pour "démultiplier les contacts" et accentuer l’effet d’entraînement de la position française auprès de ses partenaires internationaux. "La diplomatie parlementaire aura aussi pour fonction d’expliquer que la position française, assumée de façon souveraine, n’est une déclaration hostile à l’encontre d’aucun État", a-t-il précisé.
Un soutien "acquis" de la France à la souveraineté du Maroc sur son Sahara
"Les mots tant attendus par le Maroc avaient déjà été prononcés", a déclaré le président du Sénat français, mais il tenait à les répéter à Laâyoune, car "ici, ces paroles résonneront avec tout leur sens".
Il a alors réitéré la position officielle de son pays : "Pour la France, le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. L’autonomie sous souveraineté marocaine est le cadre dans lequel cette question doit être résolue. Le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007 constitue la seule base pour aboutir à une solution politique juste, durable et négociée, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies".
M. Larcher a souligné que cette position n’était pas le fruit d’une politique gouvernementale éphémère, mais bien "LA politique de la République française", soutenue par toutes les institutions françaises dans leur diversité. "Le soutien de la France au plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme seul et unique cadre de règlement est acquis", a-t-il martelé.
Laâyoune, symbole d’un développement réussi
Le président du Sénat a salué les réalisations économiques et sociales de la région de Laâyoune, qu’il a qualifiées de "modèle de réussite" pour l’ensemble de la zone sahélo-saharienne. "Nous avons pu nous rendre compte à quel point, selon la volonté de Sa Majesté le Roi du Maroc, votre ville, votre région, sont en plein essor", a-t-il déclaré. Il a cité les infrastructures modernes, les équipements sociaux et la recherche d’un développement durable comme des exemples concrets de cette réussite.
Il a souligné que ce développement s’inscrivait dans une "vision géostratégique du Maroc", offrant une "opportunité de désenclavement et de développement" pour les États voisins. "Cette promesse se matérialise sous nos yeux", a-t-il affirmé, ajoutant que la France était prête à accompagner le Maroc dans ses ambitions.
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