Cultures irriguées en eaux usées à Oulad Saleh : voici les premiers détails, la Justice saisie (source autorisée)
La semaine dernière, les autorités locales d’Oulad Saleh, dans la province de Nouaceur, ont mené une campagne dans des exploitations agricoles qui puisaient dans le circuit des eaux usées pour irriguer leurs cultures. De grandes quantités de matériel ont été confisquées et la justice est saisie. Le point.
Mardi dernier, et sur instructions du gouverneur de la province de Nouaceur, Jalal Benhayoun, les autorités locales d’Oulad Saleh ont mené une opération de grande envergure dans plusieurs exploitations agricoles situées dans la localité d’Oulad Amer près de Berrechid.
Les propriétaires de ces exploitations puisaient, au vu et au su de tous, dans le réseau d’évacuation des eaux usées pour irriguer leurs cultures.
Selon une source autorisée, cette opération a permis la saisie, en l’espace d’une heure, de 21 autopompes dont une de grand format à 2 bouches, en plus de 27 bonbonnes de gaz de 12 kg, utilisées pour cette besogne, dans les douars Ouled Ali Ben Brahim et Joualla.
Les eaux usées proviennent des conduites qui les acheminent vers la station d'épuration de la province de Berrechid.
En revanche, nos sources n’évoquent pas d’arrestation. Mais ce n’est que partie remise depuis que la justice s’est saisie de l’affaire.
Sur instructions du parquet du tribunal de première instance de Casablanca, une enquête judiciaire a été confiée à la Gendarmerie royale. Au moment de la rédaction de ces lignes, des éléments de la brigade judiciaire de la compagnie de la gendarmerie de Bouskoura étaient sur place pour les besoins de cette enquête.
"La résurgence de ce genre d’affaires n’a pas à voir directement avec le long cycle de sécheresse que traverse le pays. Il est aussi et surtout question de cupidité et de recherche de gains faciles de la part de quelques agriculteurs", explique notre source autorisée.
Le phénomène est d’autant plus grave que les eaux usées utilisées illégalement dans l’irrigation des cultures ne proviennent pas que des ménages, mais aussi de plusieurs unités industrielles qui emploient des matières et matériaux hautement dangereux pour la santé publique.
Les cultures irriguées par les eaux usées (en partie, nous ne généralisons pas) concernent en général des cultures de fourrage (luzerne en premier lieu), des légumes, des salades, de la menthe et des herbes (coriandre et persil).
Affaire à suivre…
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