Le Plan directeur national pour dynamiser les investissements forestiers vise 1,25 MMDH de fonds privés
Le Plan directeur d’investissement du secteur forestier vise à renforcer la résilience climatique des écosystèmes et des communautés locales, à travers des fonds privés estimés à 1,25 milliard de DH.
L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a dévoilé, ce mardi 18 février, le Plan directeur d’investissement (PDI) du secteur forestier, destiné à dynamiser les investissements dans le cadre de la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030.
Un programme de concession à 1,25 milliard de DH
Élaboré en collaboration avec la FAO, le Plan directeur d’investissement du secteur forestier vise à renforcer la résilience climatique des écosystèmes et des communautés locales, pour un investissement privé estimé à 1,25 milliard de DH. Ce plan s’articule autour de plusieurs axes stratégiques, notamment :
- l’augmentation de la productivité des plantations artificielles ;
- le développement de filières forestières à fort potentiel, telles que les plantes aromatiques et médicinales ;
- la valorisation du liège, de la résine de pin et de la caroube.
Dans cette optique, un programme prévoit la concession de 120.000 hectares de plantations artificielles, tandis que d’autres filières forestières à fort potentiel, telles que les plantes aromatiques et médicinales, le liège, la résine de pin et la caroube, seront développées pour optimiser la gestion et la valorisation du secteur.
Ce plan vise également à réduire la dépendance du Maroc aux importations de bois qui pèsent lourdement sur son déficit commercial, tout en garantissant une gestion durable et des retombées économiques et sociales positives.
Dans le détail, le plan met l’accent sur l’amélioration de la production de bois en quantité et en qualité, grâce à une sylviculture adaptée aux besoins du marché local. Cette approche vise à réduire le déficit de la balance des paiements lié aux importations de produits forestiers.
En parallèle, une valorisation intégrée du bois et de la biomasse est prévue pour minimiser les pertes et le gaspillage des ressources. Cette initiative comprend l’exploitation de la biomasse des eucalyptus pour la production d’huiles essentielles et des pins pour l’extraction de résines ; la modernisation et l’optimisation de la fabrication du charbon de bois avec le développement de nouveaux produits à capacité énergétique améliorée.
Pour ce qui est des filières des produits non ligneux, le potentiel des plantes aromatiques et médicinales sera mis en valeur, notamment par leur intégration dans les plantations forestières. L’objectif est d’optimiser la chaîne de valeur pour préserver les marchés à l’export et répondre aux besoins du marché local.
Seulement 20% à 30% du potentiel de rendement exploité
Depuis les années 1950, le Maroc a introduit des plantations artificielles d’essences à croissance rapide, notamment les eucalyptus, les pins et les acacias, afin de répondre à la demande croissante en bois. Ces plantations couvrent aujourd’hui environ 575.000 hectares.
Cependant, malgré les efforts de reboisement menés par l’administration forestière, la production annuelle demeure limitée, avec seulement 650.000 m³ de bois d’eucalyptus et 30.000 m³ de bois de pin, soit 20% à 30% du potentiel de rendement, selon des données de l’ANEF.
Cette production insuffisante oblige le Maroc à importer chaque année environ 725.000 m³ de bois de pin, pour un coût de 2,2 milliards de DH, aggravant ainsi le déficit commercial du secteur du bois et de ses dérivés.
Face à ces défis, et pour répondre à une demande intérieure croissante estimée à 1.000.000 m³ pour l’eucalyptus et 1.200.000 m³ pour le pin, la stratégie nationale Forêts du Maroc 2020-2030 mise sur la maximisation de la productivité forestière à travers des partenariats public-privé.
à lire aussi
Article : Rahhou veut miser sur l'IA pour renforcer la transparence des marchés
Monographies sectorielles actualisées chaque année et nouvelles règles sur les échanges d'informations. Le Conseil de la concurrence entend mettre les mêmes données à la disposition des opérateurs en place et des nouveaux entrants.
Article : Maroc-Banque mondiale : 15 milliards, mais pour quels emplois ?
Prévu jusqu’en 2035, le nouveau partenariat entre le Royaume et l'institution de Bretton Woods doit orienter les interventions de la BIRD, d’IFC et de la MIGA vers la compétitivité des entreprises, les territoires et le capital humain. Mais les financements restent indicatifs et leur impact difficile à isoler.
Article : Drâa-Tafilalet peut-elle réussir son virage minier ?
Riche d’un sous-sol exceptionnel et d’un savoir-faire ancestral, la région de Drâa-Tafilalet, qui assure plus de 40 % de la production minière nationale hors phosphates, se positionne aujourd'hui comme la nouvelle frontière de l'investissement minier au Maroc. Entre la modernisation du modèle artisanal de la CADETAF et l'arrivée de grands opérateurs internationaux, le défi est désormais de structurer une chaîne de valeur durable et de lever les obstacles logistiques pour hisser ce territoire au rang de géant minier national.
Article : Sawti, la plateforme qui veut réconcilier jeunes et MRE avec la politique
Disponible en neuf langues, dont la darija, l’outil permet de vérifier son inscription électorale, de comparer les partis et leurs positions, puis d’accéder à des quiz fondés sur des sources vérifiables.
Article : Feu vert à l'entrée d'Ayrad et de la CIMR dans le capital de CMT
Le Conseil de la concurrence a autorisé la prise de contrôle conjointe du groupe minier, dont 37,04% seront détenus indirectement par Ayrad, aux côtés des 16,12% conservés par la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite. L’opération doit désormais déboucher sur une offre publique d’achat obligatoire.
Article : Taroudant : à Ouneine, les Canadair freinent un incendie de plus de 100 ha
Environ 150 intervenants restent mobilisés face aux fumerolles et aux foyers résiduels, attisés par la chaleur et le vent. Aucune victime n’est à déplorer et les douars voisins ne sont pas menacés.