Le Maroc n'est pas concerné par le projet de “relocalisation des Palestiniens de Gaza”
RETROPEDALAGE D'UN CONSUL ISRAELIEN. Contrairement aux rumeurs, le Maroc n'est pas concerné par le projet de "relocalisation des Palestiniens de Gaza", évoqué par le président américain Donald Trump. Des propos du consul israélien à Los Angeles ont été rapidement rectifiés, mettant fin à cette confusion.
Intervenant sur la chaîne américaine CBN TV, le consul israélien à Los Angeles, Israel Bachar, avait cité le Maroc à propos du projet de "relocalisation des Palestiniens de Gaza" récemment évoqué par le président américain Donald Trump. "D'après ce que j’entends, le projet impliquerait trois pays —le Maroc, la Somalie et le Puntland—... mais il est encore en cours d’élaboration et les détails restent inconnus", avait-il dit avant de rectifier ses propos sur Twitter. "Mes remarques concernant le Maroc n’étaient pas exactes", a-t-il écrit.
My remarks in regard to Morocco were not accurate .
— Israel Bachar (@IsraelBachar_) February 7, 2025
Cette confusion a été rapidement exploitée par les adversaires du Maroc, qui ont tenté de donner du crédit à l’hypothèse selon laquelle le "Royaume serait une destination retenue pour l’accueil des populations déplacées de Gaza". Une rumeur qui a été démentie par les autorités israéliennes, dont le directeur du bureau de liaison à Rabat.
Contacté par Médias24, le directeur du bureau de liaison israélien au Maroc, Youssef Ben David, a formellement démenti cette information. "Je peux réitérer ce que notre consul général à Los Angeles a déjà clarifié, à savoir que sa référence au Maroc lors de son interview avec CBN n'était pas exacte", a déclaré le directeur nommé en août dernier à la tête du Bureau de liaison.
Lors d'un point de presse tenu ce samedi 8 février à Rabat après ses entretiens avec le vice-président du Conseil des ministres et ministre irakien des Affaires étrangères, Fuad Hussein, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a affirmé que "l’unité territoriale de la Palestine est une décision qui revient aux Palestiniens". Il a également réaffirmé le soutien du Maroc aux positions de l’Autorité palestinienne ainsi qu’à la solution à deux États, avec Al Qods-Est comme capitale.
De son côté, le ministre irakien a indiqué que la situation en Palestine et le plan de déplacement forcé des Palestiniens avaient été au cœur des discussions. "Les deux pays sont d'accord sur l’adoption d’une position commune avec les pays arabes pour contrer ce plan, qui menace la cause palestinienne", a-t-il déclaré.
Le Maroc, rappelons-le, est depuis longtemps un fervent partisan de la cause palestinienne. Le Royaume n’a eu de cesse de plaider en faveur d’une paix durable dans la région à travers la solution de deux États, avec Al Qods-Est comme capitale. L'hypothèse d'un accueil au Maroc de Palestiniens expulsés en masse de Gaza est tout simplement impossible.
La semaine dernière, le président américain avait avancé l’idée d'envoyer les habitants de Gaza en Jordanie et en Egypte et proposé que les États-Unis prennent le contrôle de la bande de Gaza, en promettant de reconstruire le territoire. Face au tollé international que ces déclarations ont suscité, la Maison-Blanche s’est efforcée de les modérer.
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