Les deux engagements du Maroc au Congrès mondial sur les disparitions forcées
Il s'agit de l'inclusion de la disparition forcée dans la législation pénale nationale, en tant que ''crime indépendant et violation grave'' des droits de l'Homme et de l’organisation d’un séminaire régional au Maroc destiné à échanger les expériences et les bonnes pratiques relatives à la mise en œuvre des dispositions de la convention.
Le Maroc, qui prend part au 1er Congrès mondial sur les disparitions forcées, dont les travaux ont débuté mercredi 15 janvier à Genève, a annoncé deux "engagements majeurs" en contribution à la promotion et à la mise en œuvre des objectifs de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées par les États parties.
Le premier engagement consiste en l'inclusion de la disparition forcée dans la législation pénale nationale, en tant que ''crime indépendant et violation grave'' des droits de l'Homme, conformément aux dispositions de la Convention contre les disparitions forcées, a indiqué Fatima Barkan, secrétaire générale de la Délégation interministérielle aux droits de l'Homme (DIDH), dans une allocution au segment de haut niveau de ce congrès.
''Cette réforme législative, actuellement en cours d’élaboration, témoigne de la volonté du Maroc de renforcer son arsenal juridique pour lutter efficacement contre ce fléau", a expliqué Mme Barkan, qui préside la délégation marocaine à cet événement.
Le deuxième engagement concerne l’organisation d’un séminaire régional au Maroc, destiné à échanger les expériences et les bonnes pratiques relatives à la mise en œuvre des dispositions de la convention, a-t-elle poursuivi.
Selon la responsable, ce séminaire constituera une plateforme d’échange pour discuter des défis rencontrés par les États et identifier des solutions concrètes pour renforcer la coopération régionale et internationale dans ce domaine.
"En adoptant ces deux engagements, nous affirmons notre détermination à contribuer activement à l’éradication de la disparition forcée", a souligné la SG de la DIDH.
Mme Barkan a, par ailleurs, salué la coopération "fructueuse" entre le Maroc, l’Argentine, la France et le Samoa, les quatre "Core states" qui parrainent l’importante initiative ayant permis la tenue de ce premier Congrès mondial sur les disparitions forcées.
Le Maroc est un État partie de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, qu'il a paraphée en 2007 et ratifiée en 2013. En tant que "Core State" de cette initiative, le Royaume milite pour la ratification universelle de la Convention.
Outre Mme Barkan, la délégation marocaine aux travaux de ce Congrès comprend notamment le représentant permanent adjoint à la Mission permanente du Maroc à Genève, Abdellah Boutadghart, et le directeur du dialogue et partenariat avec les associations et organismes nationaux au sein de la DIDH, ainsi que des représentants d'autres institutions concernées.
Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), prend part également aux travaux de ce congrès.
(Avec MAP)
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