Les médecins du secteur public annoncent une série de grèves à partir du 21 janvier
Avec un dialogue social jugé "stérile" et à des conditions de travail qu'ils qualifient de "catastrophiques", les médecins du secteur public annoncent une série de grèves nationales à partir du 21 janvier 2025. Mobilisés pour trois semaines, ils dénoncent l'inaction du gouvernement et, selon eux, le non-respect des accords précédents.
La santé publique entre dans une nouvelle phase de tensions. Le Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) a annoncé une série de grèves nationales et de mobilisations qui débuteront le mardi 21 janvier 2025, dénonçant un dialogue social jugé infructueux avec le gouvernement et des conditions de travail jugées "catastrophiques", indique un communiqué du SIMSP.
Un calendrier d’actions sur trois semaines
Le mouvement de protestation s’articule autour de trois semaines de mobilisation :
- Semaine 1 : grève nationale les mardi 21 et mercredi 22 janvier, à l’exception des services d’urgence et de réanimation.
- Semaine 2 : grève nationale les mardi 28, mercredi 29 et jeudi 30 janvier, toujours avec les mêmes exceptions.
- Semaine 3 : "Semaine de la colère des médecins" du 3 au 9 février, avec des actions comme :
- Des arrêts de tous les examens dans les centres de diagnostic du 3 au 7 février.
- Une grève des cachets médicaux durant toute la semaine.
- Des sit-in régionaux et provinciaux.
Selon le syndicat, les négociations entamées avec le gouvernement n’ont pas abouti à des résultats concrets. L'organisation critique des "séances d’écoute" dépourvues de véritables avancées et accuse le gouvernement d’avoir "manqué à ses engagements pris dans plusieurs accords", notamment celui signé en décembre 2023.
Le syndicat dénonce également le projet de loi sur le statut des médecins, qualifié de "modèle nuisible", qui contiendrait des clauses controversées, comme, selon eux :
- Des restrictions sur les promotions des médecins avec l’introduction d’un système de quota.
- L’élargissement des pouvoirs des directeurs généraux, notamment pour des décisions unilatérales concernant les lieux et horaires de travail, ou même le licenciement.
- L’absence de garanties juridiques et financières, notamment sur le maintien du statut de fonctionnaire et la centralisation des salaires.
Le syndicat tire également la sonnette d’alarme sur la situation générale du secteur de la santé publique, marquée par :
- Un manque criant de ressources humaines et de matériel.
- Des conditions de travail ne répondant pas aux normes médicales.
- Une absence de vision politique claire pour un véritable redressement du système.
Les médecins réclament une amélioration de leurs conditions salariales, y compris l’ajout de nouvelles échelles de promotion et des augmentations pour certains spécialistes et responsabilités médicales.
Des actions continues
En plus des grèves, les médecins du secteur public comptent poursuivre des actions de longue durée, telles que :
- Le refus de délivrer certaines attestations médicales (hors certificats de maladie, de naissance ou de décès).
- La suspension des campagnes de santé scolaire et des opérations chirurgicales dites "aléatoires".
- La non-participation aux programmes informatiques comme Ozex et aux campagnes médicales qui ne respectent pas les normes.
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