La campagne céréalière définitivement compromise ? La réponse d'ici fin janvier 2025
Les pluies enregistrées entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre ont incité les agriculteurs à travailler leur sol et à semer les céréales d'automne. Mais, depuis, les conditions climatiques n’invitent plus à l’optimisme, notamment au cours de la période charnière de la croissance des céréales.
Au grand dam des agriculteurs, les précipitations qu’ont connues les bassins céréaliers en début de campagne n’ont pas trouvé de prolongement. De l’avis des experts contactés par Médias24, la situation est préoccupante et risque de s’aggraver si des pluies ne sont pas enregistrées avant la fin du mois de janvier.
D’après le ministre de l’Agriculture, Ahmed Bouari, les superficies dédiées à la culture des céréales et des légumineuses, au titre de la campagne agricole 2024-2025, devraient atteindre environ 5 millions d'hectares. Du moins sur le papier, car au vu des conditions climatiques, il ne serait pas surprenant qu’il y ait un important écart entre la superficie programmée et celle emblavée ou effectivement productive.
Autrement dit, si la météo n'évolue pas positivement, on s’achemine vers une campagne où les céréales ne feront pas le plein, à l'instar de la précédente dont la récolte n'a pas dépassé les 32 millions de quintaux. "La situation est critique. Cela fait près de deux mois qu’il n’y a pas eu de précipitations. Et, selon les prévisions, la situation météorologique ne risque pas de s’améliorer d’ici la fin du mois de décembre", déplore un ingénieur agronome au moment où il effectue une visite de terrain dans les zones céréalières de la plaine du Saïss.
"La situation est encore plus préoccupante que l’année dernière. Lors de la dernière campagne, il y avait eu des précipitations à cette époque de l’année, ce qui avait permis d’estimer la campagne comme étant de bonne à moyenne dans le Saïss", poursuit-il.
En effet, selon les prévisions de la Direction générale de la météorologie, aucun épisode pluvieux n’est annoncé pour les dix prochains jours. Une sécheresse qui contraste avec le début de la campagne agricole.
"Mais les précipitations enregistrées à fin octobre n’ont pas eu un impact important sur la campagne. Elles ont uniquement eu pour effet d’encourager les agriculteurs à travailler le sol et à semer les céréales", nuance notre interlocuteur. Or, une continuité et une régularité des précipitations sont indispensables pour assurer une bonne campagne, surtout au début du cycle de production des céréales.
Et pour cause, les premières étapes de la croissance des céréales, comme la germination et la levée des semis, dépendent fortement des conditions climatiques. Raison pour laquelle "les agriculteurs espèrent des pluies début janvier pour sauver ce qui peut encore l’être. Autrement, la campagne des céréales d’automne risque d’être compromise car le cycle des céréales ne dure que cinq à six mois", indique notre source.
Dans les zones montagneuses, à l’image de la province de Sefrou, "la situation est moins grave car le semis est plus tardif que dans les plaines. Néanmoins, l’absence de précipitations ne doit pas se prolonger au-delà de la deuxième quinzaine du mois de janvier", souligne une source professionnelle.
À la lumière de ces éléments, les variétés de céréales résistantes à la sécheresse ainsi que le programme national d’irrigation complémentaire joueront un rôle essentiel pour limiter les conséquences de la sécheresse et soutenir la résilience des cultures céréalières face aux défis climatiques.
Filière céréalière. Tout ce qu’il faut savoir sur le Programme national d’irrigation de complément
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