Ahmed El Bouari fait le point sur la situation du secteur de la viande rouge
Dans l'objectif d'atténuer la baisse des effectifs et garantir l'approvisionnement du marché national, plus de 120.000 têtes de bovins et environ 800.000 têtes de moutons ont été importées durant l'année en cours.
La situation du marché de la viande rouge dépend de l'état du cheptel national, a affirmé, mardi 3 décembre à la Chambre des conseillers, le ministre de l'Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari.
En réponse à une question orale sur "la situation du secteur de la viande rouge", M. El Bouari a expliqué qu'en raison des années successives de sécheresse et de la hausse des prix des aliments pour bétail, un recul "préoccupant" des effectifs du cheptel a été enregistré à l'échelle nationale.
Il a, à cet égard, fait savoir que le ministère s'emploie à remédier à cette situation à travers deux axes principaux consistant à assurer un approvisionnement régulier des marchés et à restructurer le cheptel national.
Le ministre a également rappelé que l'exécutif a mis en place plusieurs mesures, notamment la suspension des droits d'importation et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicables aux bovins et aux ovins, ainsi que l'interdiction de l'abattage des femelles bovines destinées à la reproduction afin de préserver le cheptel.
Ces mesures, a-t-il soutenu, ont permis d'atténuer la pression sur le cheptel national, précisant que plus de 120.000 têtes de bovins et environ 800.000 têtes de moutons ont été importées durant l'année 2024, ce qui a contribué à atténuer la baisse des effectifs et à garantir l'approvisionnement du marché national.
En ce qui concerne la restructuration du cheptel national, M. El Bouari a assuré que le ministère poursuit son soutien aux aliments pour bétail, comme l'orge et les aliments composés, afin de réduire les coûts de production.
Il a aussi fait état de campagnes de vaccination et de prévention sanitaire visant à protéger le cheptel contre les maladies, notant qu'en 2024, environ 19 millions de têtes d'ovins et de caprins et 1,4 million de têtes de bovins ont été vaccinées, en plus des campagnes de rappel.
Outre ces mesures, le gouvernement a décidé de suspendre les droits d'importation et la TVA applicables aux viandes fraîches et réfrigérées pour garantir un approvisionnement normal du marché, a rappelé le ministre.
A cet effet, il a tenu à préciser que "les viandes rouges importées sont préparées dans des abattoirs agréés soumis à des inspections sanitaires vétérinaires rigoureuses et les services de l'Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) veillent à l'application stricte des cahiers des charges".
M. El Bouari a également mis en avant les efforts déployés pour restructurer le cheptel national et améliorer la situation actuelle des races locales telles que le Sardi, le Beni Guil, le D'man, le Timahdite, etc, ainsi qu'à améliorer l'état du cheptel bovin, essentiel tant pour la production de viande que de lait.
à lire aussi

Article : Congé exceptionnel vendredi 29 mai dans l’administration
À l’occasion de Aïd Al Adha, le gouvernement a déclaré le vendredi 29 mai jour de congé exceptionnel dans l'administration et les collectivités territoriales.

Article : Les prévisions météo pour le samedi 23 mai
Voici les prévisions pour le samedi 23 mai 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Températures maximales en hausse sur le […]

Article : Port de Casablanca : vers la fin de la file de navires visible depuis la corniche
Depuis le 5 mai, date à laquelle Médias24 avait fait le point sur la congestion au niveau du port de Casablanca, la situation n’a toujours pas changé. La pression demeure forte et les délais d’attente sont toujours longs. Les opérateurs s’attendent toutefois à une amélioration de la situation à partir du 1er juin, grâce aux mesures douanières sur les céréales. Détails.

Article : Marine marchande : reconstituer la flotte marocaine ne sera pas si simple
En marge des Assises maritimes organisées les 21 et 22 mai 2026, les grandes lignes de l’étude du ministère du Transport et de la logistique ont été dévoilées. À l’horizon 2030, l’étude recommande le développement de vingt nouveaux navires marocains, constituant ainsi le premier noyau de la marine marchande marocaine. Cette ambition est-elle suffisante ? Et surtout, battre pavillon marocain est-il rentable pour un navire ?

Article : Bourita reçoit le ministre des Affaires étrangères mauritanien, porteur d'un message au Roi Mohammed VI
Reçu à Rabat par Nasser Bourita, l’émissaire du président mauritanien a transmis un message au Roi Mohammed VI. Les deux ministres des Affaires étrangères ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale.

Article : La BAD accorde une garantie de 450 millions d’euros à OCP pour soutenir son programme d’investissement vert
L’opération doit permettre au groupe phosphatier de mobiliser 530 millions d’euros de financement vert auprès de Société Générale et BNP Paribas, afin d’accélérer ses projets bas carbone, ses capacités renouvelables et l’efficacité hydrique de ses sites industriels.