Campagne agricole 2024-2025. Augmentation significative des superficies de cultures sucrières
Environ 45.000 hectares de betteraves sucrières et 3.000 hectares de cannes à sucre sont programmés pour la campagne agricole 2024-2025, soit le double de la superficie cultivée lors de la saison précédente. Des dotations agricoles sont prévues pour en assurer la production.
À l’instar des céréales, la filière sucrière joue un rôle socio-économique important dans le pays. La consommation nationale de sucre est estimée à plus d’un million de tonnes par an et augmente de 1,8% annuellement. D’où l’importance d’augmenter ou au moins de stabiliser les superficies cultivées afin d’éviter la hausse des importations.
D’après le ministère de l’Agriculture, les besoins nationaux en sucre sont satisfaits à seulement 49% par la production locale provenant de la transformation des cultures sucrières. C’est dans ce contexte que les premiers semis des cultures sucrières ont débuté pendant ce mois d’octobre.
"Les superficies cultivées en cultures sucrières à l’occasion de la campagne agricole 2024-2025 atteindront 48.000 hectares, dont 45.000 de betteraves sucrières et 3.000 hectares de cannes à sucre", précise Hassan Mounir, président de la Fédération interprofessionnelle marocaine du sucre (Fimasucre).
Les superficies seront donc doublées pour la betterave sucrière et quasiment triplées dans le cas de la canne à sucre. La superficie semée en betterave à sucre lors de la campagne agricole 2023-2024 était de 22.672 ha, soit 42% du programme. Pour la canne à sucre, la superficie plantée à l’automne dernier s’élevait à près de 1.055 ha, soit 35% du programme (3.000 ha).
Ce faible taux de réalisation est dû essentiellement à la non-disponibilité en eau d’irrigation dans les principaux bassins de production, notamment Doukkala. Après le Gharb (25.000 ha), c’est le périmètre irrigué où les plantes sucrières prospèrent le plus, en particulier la betterave (21.500 ha). Mais principalement lors des années pluvieuses.
Hassan Mounir, qui porte également la casquette de directeur général de la Compagnie sucrière marocaine de raffinage (Cosumar), assure que "des dotations agricoles seront réservées à cette culture pour irriguer les plantations des cinq zones de production du Royaume". En général, la culture de la betterave nécessite entre 5.000 et 7.000 m³ d’eau par hectare pour un rendement optimal, tandis que la canne à sucre demande entre 12.000 et 15.000 m³ par hectare dans les zones les plus productives.
Pour la campagne agricole 2024-2025, la quantité d’eau nécessaire pour irriguer les 45.000 ha de betterave sucrière est de 270 millions de m³. Les 3.000 hectares de cannes à sucre auront besoin de 40,5 millions de mètres cubes. Si les terres sucrières du Gharb relèvent d’un bassin où les ressources hydriques sont abondantes (2,2 MMm³), en l’occurrence le bassin hydraulique du Sebou, c’est moins le cas de celui d’Oum Er-Rabia (243 millions de m³), qui doit normalement irriguer les cultures sucrières de Doukkala mais aussi de Béni Mellal (13.500 ha).
Ainsi, l’utilisation de techniques d’irrigation efficaces s’avère primordiale dans ces zones de production. "L’introduction du système de goutte-à-goutte a permis une gestion plus efficiente de l’eau, avec une réduction de 30% de sa consommation", précise Hassan Mounir.
Par ailleurs, les engrais azotés seront subventionnés "afin d’être mis en vente à des prix historiquement bas, compris entre 240 et 330 DH par quintal", indique-t-il. Un élément important dans la réussite de la campagne des cultures sucrières, puisque, d’après l’Office national de conseil agricole (ONCA), la betterave à sucre se distingue des autres cultures par une grande consommation en éléments minéraux, dont l’azote, le potassium et le phosphore.
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