Discours royal : les clés de la dynamique positive que connaît la question du Sahara
Le Maroc multiplie les victoires sur la question du Sahara, dynamique à laquelle le Roi a consacré l'intégralité de son traditionnel discours d'ouverture de la session parlementaire d'automne, ce vendredi 11 octobre 2024.
Le Roi a fourni, pour la première fois, des clés essentielles pour comprendre la dynamique actuelle marquée par une succession de victoires diplomatiques.
Bien entendu, seule une cause légitime et juste peut connaître une telle dynamique vertueuse et durable. Plus encore, cette dynamique est ascendante, en ce sens qu'elle se nourrit de chaque nouvelle victoire.
Défendre une cause juste n'est toutefois pas suffisant. Le Maroc, sous l'impulsion du Roi, a fait preuve d'inventivité, de ténacité, de patience, de sang-froid...
Dès son accession au Trône, le Roi Mohammed VI avait annoncé qu'il fallait s'y prendre différemment. Ne pas se contenter de réagir, mais agir, anticiper, prendre des initiatives... Vingt-cinq ans plus tard, on se rend compte à quel point il avait raison.
Prenons un exemple : le retour aux instances africaines, à travers l'Union africaine. 29 pays avaient soutenu le Maroc. Ils sont aujourd'hui plus de 40. Ce retour a permis des avancées notables en ne laissant plus le terrain à l'adversaire algérien qui contrôlait le Conseil pour la paix et la sécurité, le Conseil de sécurité africain. Mieux encore : une décision du 31e Sommet africain de Nouakchott a dessaisi tous les organes de l'UA du dossier du Sahara. Cette question ne pouvant plus être citée que par une troïka de chefs d'Etat : le président actuel du sommet, son prédécesseur et son successeur. De même, le dossier est désormais traité exclusivement au Conseil de sécurité de l'ONU.
Le retour du Maroc à l'UA, préparé patiemment et discrètement pendant quelques années, a réduit fortement la capacité de nuire algérienne. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Le Maroc a également, en parallèle, suivi une politique africaine et une autre méditerranéenne, pour sécuriser les deux fronts.
Sur ces deux points, le Sahara marocain est au cœur des initiatives continentales stratégiques lancées par le Roi : le gazoduc Maroc-Nigeria, le Processus des Etats atlantiques africains, et l’Initiative royale pour favoriser l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique.
Aujourd’hui, les résultats de cette approche royale sont visibles à l'échelle internationale :
- Erosion que connaissent les thèses algériennes et l'entité polisario : 164 sur les 193 Etats membres de l’ONU ne la reconnaissent pas, soit 85% de la communauté internationale.
- Au moins 112 pays dans le monde soutiennent l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, dont près des trois quarts des pays africains.
- En Europe, la majorité des pays membres de l’UE soutiennent l'initiative marocaine d'autonomie.
- 28 pays et une organisation régionale (OECO) ont ouvert des consulats généraux à Laâyoune et Dakhla, une manière symbolique d'exprimer leur soutien à la souveraineté marocaine.
La réussite de cette approche diplomatique voulue par le Roi se retrouve également dans les relations d'Etat à Etat. Par exemple, avec l'Espagne et la France, les relations sont passées par une période de froidure et, quand elles ont repris, elle ne sont pas revenues au statu quo ante. Non, dans les deux cas, on parle de renforcement et de refondation.
En plus de la France, la dynamique internationale de soutien à l’autonomie et à la souveraineté du Maroc concerne d’autres pays importants :
- Les Etats-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara.
- L’Espagne soutient l’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc.
- La Russie dispose d’un accord de pêche avec le Maroc couvrant le Sahara. Cet accord vient d’être prolongé.
Cette dynamique internationale concerne donc tous les continents, et toutes les régions au niveau de chaque continent.
Le Maroc n'a jamais été si proche de clore définitivement le dossier. Mais il ne faut jamais dormir sur ses acquis. C'est pourquoi il continuera – et les parlementaires et les partis ont été invités à le faire – à plaider sa cause nationale auprès des pays récalcitrants, de moins en moins nombreux.
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