Pôle audiovisuel public : Faïçal Laraichi prône une approche “systémique et holistique, plutôt que monolithique”
Lors de sa participation à un panel sur le rôle du partenariat public-privé dans la culture, organisé le mercredi 2 octobre à l'occasion des 2es Assises des industries culturelles et créatives (ICC), Faïçal Laraichi, président de la SNRT et Soread 2M, est revenu sur la mission du pôle audiovisuel public dans le financement de la culture et les mécanismes utilisés.
"Nous avons travaillé au sein du pôle audiovisuel public pour renforcer la production de documentaires. En regardant les chiffres des cinq dernières années, vous verrez que les investissements dans ce domaine ont été multipliés par plus de dix", a expliqué Faïçal Laraichi lors de ces 2es Assises des Industries culturelles et créatives (ICC). Selon lui, l'audiovisuel reste le moyen le plus efficace de préserver les traditions et l'histoire pour les générations futures. "Sans ce support, il serait pratiquement impossible de préserver et transmettre ce patrimoine", a-t-il ajouté.
Le président du pôle audiovisuel public a souligné que bien que cette mission ne soit pas explicitement inscrite dans les textes régissant le pôle audiovisuel public, elle a été identifiée comme prioritaire. Chaque année, des dizaines de documentaires sont ainsi produits, diffusés sur les plateformes publiques et archivés grâce à des technologies avancées afin d'en assurer la préservation.
Partenariat public-privé : au cœur de l'innovation technologique
Concernant les partenariats public-privé, Faiçal Laraichi a insisté sur l’importance d’explorer de nouveaux secteurs, en particulier ceux liés aux technologies émergentes. "Nous parlons d'intelligence artificielle, mais aussi de technologie matérielle (hardware), car sans hardware, il n'y a pas d'intelligence artificielle. Ces partenariats doivent aussi encourager le développement des industries créatives", a-t-il affirmé.
Il a aussi évoqué la nécessité de mettre en place des incubateurs cofinancés par les institutions publiques pour développer des projets innovants. "Nul ne peut prédire avec certitude ce que l'audiovisuel sera dans cinq ans. Nous avons des pistes, et nous les explorons avec l'aide des industries créatives", a-t-il ajouté, précisant que celles-ci se trouvent "à la pointe des transformations sociétales".
Repenser le modèle de production pour plus de créativité
Le PDG de la SNRT a reconnu lors de son intervention les limites du modèle actuel basé sur les appels d'offres, qu'il considère comme trop rigide et freinateur pour la créativité. "Il faut mettre en place de nouvelles procédures, comme l'achat d'œuvres déjà réalisées, pour que les créateurs puissent exprimer leur vision sans être contraints par des cahiers des charges trop rigides", a-t-il proposé.
Selon lui, la créativité doit aussi s'appliquer à la recherche de solutions pratiques, au-delà de la sphère artistique. "La créativité ne doit pas se limiter à l'art, elle doit aussi s'appliquer aux solutions pratiques", a-t-il insisté.
Réforme des pôles publics et synergies
Faïçal Laraichi est revenu sur les réformes en cours concernant les pôles audiovisuels publics. "La réforme vise à créer un pôle audiovisuel puissant, avec la SNRT en tant que holding publique, détenant désormais Médi1 TV, Médi1 Radio et Régie 3", a-t-il rappelé. Ce modèle, selon lui, permettra de "renforcer les synergies avec Soread 2M et d'accélérer les projets en cours".
Il a enfin appelé à élargir les partenariats, en sortant des cadres traditionnels, pour inclure des collaborations public-public et privé-privé. "Nous devons adopter une approche systémique et holistique, plutôt que monolithique", a-t-il conclu, appelant à décloisonner la collaboration dans tous les secteurs.
Organisées conjointement par la Fédération des ICC de la CGEM et le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, avec le soutien de l'Union européenne, ces assises ont rassemblé au Sofitel Rabat Jardin des Roses plusieurs personnalités qui ont partagé leurs expériences et leurs idées pour enrichir et renforcer les ICC au Maroc.
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