Ce que dit Jalal Benhayoun du potentiel d’investissement dans la région TTA
Médias24 a reçu Jalal Benhayoun, directeur général du CRI Tanger-Tétouan-Al Hoceima, dans le cadre du Médias24 Tour lors d’un débat de haut niveau sur l’industrie. Verbatim de ses déclarations.
Plateforme stratégique pour les investissements internationaux, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima agit comme une locomotive à l’échelle régionale et nationale.
Selon le directeur général du CRI Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Jalal Benhayoun, il faut combattre les idées reçues puisque la région dispose d’importantes ressources à offrir.
22 zones industrielles et d’activités économiques prêtes à l’emploi
"La première des choses à faire, c’est de chasser les idées reçues. Notamment concernant le fait qu’il n’y a pas de foncier ou que ce dernier est cher, qu’il n’y a pas de ressources humaines à Tanger, que la ville est saturée, que les territoires ne peuvent pas être compétitifs…
"Nous avons 22 zones industrielles et d’activité économique développées et prêtes à l’emploi au niveau de toute la région, dont plusieurs dépendent de Tanger Med et sont gérées par le même niveau de maturité que les zones d’accélération industrielle.
"L’année dernière, on a approuvé plus d’une centaine de projets, en cours de mise en place entre Tétouan, Asilah, Larache et Al Hoceima, qui dépassent les 2 milliards de dirhams, et il y aurait même des annonces cette semaine de grands projets qui s’installent en dehors de Tanger. Pour accélérer l’effet d’entraînement impulsé par Tanger, il faut continuer à faire bénéficier les différents territoires des atouts de Tanger comme une extension naturelle, à travers le développement de zones d’accélération industrielle.
"C’est le retour qu’ont fait les investisseurs. Ils veulent le régime de zone d’accélération industrielle à Larache, Asilah, Tétouan et dans d’autres zones et, bien entendu, renforcer davantage la connectivité, même si au niveau de la région, la connectivité est parmi les meilleures au niveau national.
"Le point principal, c’est de chasser les idées reçues. Et je vous confirme qu’à chaque fois que les investisseurs viennent avec des idées reçues, qu’ils voient les industriels, visitent les zones, les projets développés et discutent avec des ouvriers satisfaits comme à l’usine Renault, ils changent d’avis et décident même de s’installer dans des territoires qui sont à l’extérieur de Tanger".
Une importante superficie de foncier viabilisé
"Tout le Maroc subit une importante pression sur le foncier industriel, parce qu’on est victimes de notre succès. Tous les investisseurs choisissent de venir dans notre pays et dans notre région. Les tarifs au niveau des zones d’accélération industrielle les plus connues varient entre 60 et 80 euros selon la taille du foncier ; les gens sont contents de les avoir à ce prix.
"L’enjeu aujourd’hui, c’est le changement de paradigme des investisseurs qui viennent demander des terrains encore plus grands. On n’est plus sur des demandes de 1.000 ou 2.000 m2, mais sur 10, 20 hectares (…) et grâce à la vision de Sa Majesté, nous avons pu anticiper cela. On récolte les fruits de ce qui a été fait vingt à vingt-cinq ans en arrière.
"La région dispose aujourd’hui de la superficie la plus importante au niveau national de foncier viabilisé, planifié correctement pour l’investissement au standard international. On a l’exemple de Tanger Tech : 1.000 hectares de zone d’accélération industrielle.
"Effectivement, il y a une pression et nous allons la subir davantage. Il faut que l’on accélère tous ensemble, main dans la main, la planification du foncier qui sera destiné à l’investissement productif".
Un fort intérêt des investisseurs internationaux
"Nous étions à Valence dans le cadre d’un programme de promotion écosystème région – encore un avantage compétitif au niveau de la région. On collabore sur l’ensemble des projets, nous étions plus de 150 acteurs publics et privés de notre région avec Tanger Med, la chambre de commerce, la CGEM, les opérateurs privés et même les industriels pour convaincre les opérateurs espagnols".
"On s’est rendu compte qu’à une heure de vol seulement, les gens à Valence ne connaissent pas Tanger, ne connaissent pas le Maroc, et vice versa… C’était donc un foisonnement magnifique, la surprise absolue et, dès lundi, nous avons commencé à recevoir des requêtes. Aujourd’hui ,nous avons deux requêtes sur la table. Des gens qui voudraient venir à partir de septembre pour visiter et mieux comprendre la région".
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