Jeux olympiques 2024. De juteuses récompenses financières en jeu
Être médaillé olympique transforme la vie d’un athlète. En plus de la reconnaissance mondiale, il devient une fierté nationale. Les Jeux Olympiques 2024, dont la cérémonie d’ouverture est prévue ce vendredi 26 juillet à Paris, présentent aussi des perspectives financières intéressantes. Une prime de deux millions de dirhams est promise à l'athlète marocain qui atteindra la plus haute marche du podium.
La 33ème édition des Jeux Olympiques 2024 est particulière à plus d’un titre. Pour la première fois, la cérémonie d’ouverture, prévue ce vendredi 26 juillet, se déroulera hors stade. À partir de 18h, 160 bateaux défileront sur la Seine, transportant plus de 10.000 athlètes, dont Ines Laklalech (golf) et Yessin Rahmouni (équitation).
Ces deux athlètes marocains ont été désignés porte-drapeaux d’une délégation comprenant une soixantaine de sportifs, prêts à créer la surprise ou à confirmer leur statut, afin de redorer le blason national, après les prestations décevantes lors des JO de Tokyo 2020. D'autant que de généreuses compensations financières seront offertes par le Comité National Olympique Marocain (CNOM).
En plus de contrats de sponsoring lucratifs, c'est une manne financière importante pour des athlètes ne recevant pas de compensation directe pour leur participation aux Jeux Olympiques, car le Comité international Olympique (CIO) ne verse aucun salaire ni primes aux athlètes. Cependant, il soutient l’octroi de primes, malgré les débats que cet aspect pécuniaire peut susciter.
Une prime de deux millions de dirhams en cas de médaille d'or
Dans un communiqué publié le 12 juin 2024, les membres de la commission exécutive du CIO ont exprimé leur soutien sans réserve à l'octroi de primes équitables aux athlètes. Le CIO rappelle également qu’il participe indirectement à ces rétributions financières en distribuant 90 % de tous ses revenus pour aider les athlètes et contribuer au développement du sport partout dans le monde.
"Les Comités nationaux olympiques et les Fédérations internationales de sport sont les principaux bénéficiaires de ces fonds, versés également via les programmes de la Solidarité Olympique", précise la Commission exécutive. Pour la première fois dans l’histoire, la Fédération internationale d'athlétisme offrira des primes aux 48 médaillés d'or en athlétisme à Paris. Chacun recevra 500.000 DH, mettant ainsi fin à une tradition de 128 ans.
Par exemple, si Soufiane El Bekkali conserve son titre en 3.000 mètres steeple, il bénéficiera de cette prime. Une récompense qui s'ajoutera à celle réservée par le Comité national olympique marocain pour tout athlète médaillé :

En cas de record du monde ou de record olympique, une prime supplémentaire sera accordée selon le barème suivant :
- Record du monde : 1.000.000 DH ;
- Record olympique : 500.000 DH.
Afin d’inciter les sportifs qualifiés à donner le meilleur d’eux-mêmes, et pour "rehausser qualitativement la participation marocaine", avance le CNOM, la qualification aux JO de Paris n’a pas été récompensée par une prime. "Elles seront octroyées aux sportifs ayant gagné au moins un combat ou ayant passé au moins un tour", indique le CNOM. "Pour les disciplines sportives qui n’ont pas de phases éliminatoires, les sportifs doivent être classés dans la première moitié du classement général", poursuit la même source.

Des primes proportionnelles aux chances de victoire
En comparaison à d’autres pays, les primes qui seront accordées aux médaillés marocains peuvent paraître modestes. À titre de comparaison, voici les compensations financières accordées par la France et les États-Unis :
- France : Or (880.000 DH), Argent (440.000 DH), Bronze (220.000 DH) ;
- États-Unis : Or (375.000 DH), Argent (225.000 DH), Bronze (150.000 DH) ;
Cet écart important s’explique principalement par le nombre d’athlètes potentiellement médaillables, qui varie selon les pays. Selon les prédictions de la plateforme Gracenote (fournisseur de données), les États-Unis devraient remporter 112 médailles contre 60 pour la France.
L'écart entre les montants des primes fixés par ces deux pays semble proportionnel à leurs chances. Du côté marocain, on espère battre le record de 5 médailles qui date de 2000 à Sydney (Australie). Aucun objectif chiffré n'a été avancé par le CNOM. "Notre but est de récolter un maximum de médailles", explique à Médias24, Hassan Fekkak, directeur technique national au sein du Comité National Olympique Marocain (CNOM).
Toutefois, dans un univers olympique ultra-compétitif, les chances de médailles marocaines sont limitées. En plus de Soufiane El Bekkali, qui a maintenu un niveau très élevé après sa médaille d’or à Tokyo et est devenu champion du monde de 3.000 mètres steeple, de grands espoirs sont placés dans l’équipe nationale olympique de football, qui a battu l'Argentine (2-1) dès la première journée du tournoi de football, le mercredi 24 juillet.
"Khadija El Mardi et Yasmine Mouttaki (boxe), Ramzi Boukhiam (surf), Mathis Soudi (kayak slalom) et Houssam El Kord (escrime), sont également médaillables", affirme Hassan Fekkak. "D'autres athlètes ont également le potentiel, mais doivent croire davantage en leurs capacités pour créer la surprise le jour J", ajoute-t-il.
En somme, les athlètes marocains susceptibles de décrocher une médaille se comptent sur les doigts d’une main. Cela explique le montant des primes, qui peut paraître à première vue élevé, mais reste éloigné du million de dollars offert par Singapour si l’un de ses 23 représentants remporte l’or.
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