Jeux olympiques 2024. Le Maroc concède le nul face à l'Argentine (2-2)
L’équipe nationale olympique a concédé le nul dans les derniers instants face à l’Argentine (2-2), après avoir pris l'avantage suite à un doublé de Soufiane Rahimi. Sur la pelouse du stade Geoffroy-Guichard, ce mercredi 24 juillet, les Marocains ont tout de même semé des promesses pour la suite de la compétition.
Ce mercredi 24 juillet, les milliers de supporters marocains qui ont pris place dans les gradins du stade Geoffroy-Guichard, à Saint-Etienne, ont eu la chance d’assister à l’avènement d’une équipe prometteuse, qui a failli venir à bout d’un des prétendants au titre, l’Argentine (2-2). Car malgré l'égalisation adverse dans les dernières secondes du match, le Maroc n'a pas hypothéqué ses chances de qualification au second tour.
Achraf Hakimi et ses coéquipiers sont toujours dans la course dans ce groupe B du tournoi de football des Jeux olympiques 2024, avant d’affronter l’Ukraine, le samedi 27 juillet. Ce point est important pour la suite de la compétition. Il a été acquis grâce à un doublé de Soufiane Rahimi.
Dans un premier temps, l’ancien attaquant du Raja de Casablanca a conclu un magnifique mouvement initié côté droit par Ilyas Akhomach qui a fait la différence d’une sublime talonnade pour Bilal Khannouss, lancé dans la surface de réparation. D’un centre tendu en première intention, le milieu de terrain a trouvé un S. Rahimi opportuniste (46’).
Dès le début du second acte, Ilyass Akhomach a remis son costume de détonateur en obtenant un penalty indiscutable (49’), converti par Soufiane Rahimi. Un doublé mérité dans un moment clé, qui a assommé l’Albiceleste. L’attaquant du club émirati d’Al-Aïn FC a même failli s’offrir un triplé, sans l’intervention de Guillermo Rulli (60’).
L’Argentine a tenté de presser haut afin de revenir rapidement au score. Mais les coéquipiers de Julian Alvarez n’ont pas eu leur rendement technique habituel. La réduction du score des Argentins est plutôt venue d’un manque de réactivité de la défense marocaine, qui a oublié Simeone Giuliano au second poteau (69’). Idem pour l'égalisation au bout du bout du temps additionnel.
Le début de la rencontre a été marqué par des séquences de possession stérile d’un côté comme de l’autre. Cette difficulté à mettre du danger dans la surface de réparation adverse s’explique par des imprécisions dans les 30 derniers mètres. À l’image de cette initiative de Ilyas Akhomach, dont le tir dévissé est passé loin des cages de Guillermo Rulli (23’).
Organisé en 4-4-2 à la perte du ballon, les Marocains ont globalement réussi à contenir la fougue des attaquants adverses, malgré la titularisation surprise de Oussama El Azzouzi, dans l’axe de la défense. Le repli défensif a lui aussi été efficace. Contrairement à la capacité des hommes de Tarik Sektioui à faire très mal en contre. C'est ce qui leur a fait défaut finalement.
Sur attaque placée, l’équipe nationale a éprouvé quelques difficultés à créer des décalages dans le bloc défensif argentin. Mais les Lions de l’Atlas y ont cru jusqu’au bout du temps additionnel de la première mi-temps, lorsqu’ils ont ouvert le score par l'intermédiaire de Soufiane Rahimi (46’).
Pour la suite de la compétition, il faudra gommer les nombreuses pertes de balle dangereuses, qui ont notamment été à l’origine d’un frisson dans la défense marocaine, après une erreur de relance de Boukamine (5’) et l'égalisation des Argentins. Ces séquences ont mis sous pression l’arrière-garde, empêchant Soufiane Rahimi et ses coéquipiers d’exploiter d’intéressantes situations de contre-attaque.
Tarik Sektioui soulignera aussi la tendance de ses joueurs à jouer très bas dans leur camp après avoir pris l’avantage. La capacité des Marocains à conserver le ballon plus longtemps sera également déterminante pour ne pas revivre un tel ascenseur émotionnel à l'avenir.
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