Crise en médecine : +90% des étudiants se disent ouverts au boycott des prochains examens
Une réunion a été tenue le vendredi 21 juin entre les représentants des étudiants en médecine, les ministres de l'Enseignement supérieur et de la santé et le porte-parole du gouvernement. Peu convaincus par les conclusions de la réunion, la majorité des étudiants envisagent de boycotter les examens de la session de printemps.
Un pas en avant, deux en arrière ? Au moment où les choses semblaient s'arranger entre les futures blouses blanches et le gouvernement, la grande majorité des étudiants se disent aujourd'hui ouverts au boycott des examens de la session de printemps, malgré les dernières propositions gouvernementales qui laissaient présager le début d'une trêve.
Si les représentants des étudiants en médecine se sont réunis récemment avec les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé ainsi que le porte-parole du gouvernement, les conclusions de cette rencontre n'ont pas été suffisamment convaincantes pour le corps étudiant. En cause, l'absence de signature d'un PV pour officialiser les points d'accord trouvés et d'une reprogrammation convenable des examens.
"Le pourcentage des personnes en faveur du boycott dépasse largement les 90%"
"La situation est pour le moment délicate. Tant qu'il n'y a pas un accord et une reprogrammation convenable des examens, les prochains examens [examens de la session du printemps, ndlr] seront boycottés. Les sondages effectués auprès des étudiants, à l'échelle nationale, affichent une tendance pro-boycott ; le pourcentage des personnes en faveur du boycott dépassant largement les 90%", affirme une source estudiantine à Médias24.
"Le ministère a insisté sur la nécessité de passer les examens en promettant le règlement de la situation. Mais, selon lui, il n'y a pas lieu de signer un PV", précise-t-elle.
En effet, la réunion du vendredi 21 juin s'est soldée par une présentation verbale des points suivants par le gouvernement, en les considérant comme "le maximum" de ce qu'ils pouvaient offrir, lit-on dans un communiqué de la Commission nationale des étudiants en médecine, en médecine dentaire et en pharmacie.
Maintien de la programmation actuelle des examens et suppression de la note zéro du relevé de notes
Il s'agit notamment du maintien de la programmation actuelle des examens, avec l'ouverture de la session de printemps le 26 juin, suivie de la session de rattrapage afférente avant la fin du mois d'août. Les examens de rattrapage du premier semestre auront lieu en septembre, souligne le communiqué.
Les mêmes périodes de stages hospitaliers qui ont été boycottées seront par ailleurs rattrapées à partir de la prochaine année universitaire.
Concernant les terrains de stages hospitaliers, deux décrets seront émis, promet le gouvernement ; le premier concernant les comités régionaux de coordination de la formation, et le second pour les superviseurs des stages hospitaliers.
Quant aux stages complémentaires, ceux-ci se dérouleront sur une période de trois mois minimum et d'un an maximum. Durant ces stages, l'étudiant recevra les mêmes indemnités que celles de la sixième année dans la nouvelle structure. Concernant l'affectation, une demande sera soumise au doyen de la faculté, laquelle sera examinée par le comité régional compétent selon les besoins en ressources humaines et les données de chaque région.
Le gouvernement s'est également engagé, à l'issue de la dernière réunion, à reporter la nouvelle formule des études médicales, comprenant le système 2+4, de manière à ce que ses dispositions soient appliquées à partir de la promotion 2024-2025.
Les indemnités pour les tâches seront fixées comme suit : 1.200 DH pour la troisième, la quatrième et la cinquième année en médecine, 1.200 DH pour la quatrième et la cinquième année en pharmacie, et 2.400 DH pour la sixième année dans les deux filières.
Pour la filière de pharmacie, l'accord de principe oral a été donné sur la proposition sans l'inclure par écrit.
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